Auteur : dechelette_c

Destination Molyvos à l’été 2020

Séjour du 11 mai au 4 juillet 2020, à Molyvos (Grèce)

25 novembre 2019 – Les inscriptions pour l’école d’été de Molyvos, organisée du 11 mai au 4 juillet 2020, sont maintenant ouvertes! Cette école qui célèbre sa 15e édition offre aux étudiantes et aux étudiants la possibilité de suivre deux cours crédités :

  • FCE4001 – Regard sur la Grèce contemporaine: atelier de création en photographie et en technologies numériques (3 crédits)
  • HIM114F – Activité sur le terrain : école d’été de Molyvos (3 crédits)

Pour les personnes intéressées, une rencontre d’information est organisée le lundi 9 décembre 2019, de 17 h à 19 h, au J-1187. 

Pour en savoir davantage et pour vous inscrire, visitez le molyvos.uqam.ca.

Venez vivre une expérience mémorable!

8e édition du cocktail Les sciences humaines en tête et en fête

31 octobre 2019 – La 8e édition du cocktail Les sciences humaines en tête et en fête soulignera l’excellence de ses membres ainsi que leur contribution exceptionnelle à la mission de leur département, de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM et de l’université, le mercredi 20 novembre 2019, à 17h, à la salle de Reconnaissance (D-R200).

Joignez-vous à nous pour célébrer nos lauréates et lauréats 2019. Réponse souhaitée avant le 11 novembre 2019 par courriel à fsh@uqam.ca ou par téléphone au 514 987-3636.

Les lauréates et lauréats 2019 sont :

Prix d’excellence en enseignement – Carrière
Francine Descarries, Département de sociologie

Prix d’excellence en enseignement – Relève
Remis ex-aequo
Geneviève Dorais, Département d’histoire
Laurent Jérôme, Département de sciences des religions

Prix d’excellence en enseignement – Chargée de cours
Émilie Leblond, École de travail social

Prix d’excellence en recherche – Carrière
Pierre Doray, Département de sociologie

Prix d’excellence en recherche  – Jeune chercheur
Frédérick Philippe, Département de psychologie

Prix Atlas – Certificat de mérite
Bertrand Touchette, Département de géographie

Prix Atlas – catégorie Entraide et amabilité
Hugues Leduc, Département de psychologie

Prix Atlas – catégorie Initiative et développement
Caroline Déchelette, décanat de la Faculté des sciences humaines

Prix de la meilleure thèse de doctorat de la Faculté des sciences humaines (faculté et Conseil de diplômés)
Antoine Burgard*, Ph. D en histoire
Titre de sa thèse : « Une nouvelle vie dans un nouveau pays. » Trajectoires d’orphelins de la Shoah vers le Canada (1947-1952)

Prix Les sciences humaines changent le monde (Conseil de diplômés)
Arthur Durieux, DESS en gestion des risques majeurs
Cofondateur le Centre d’accueil Le Pont

FÉLICITATIONS À TOUTES ET À TOUS!

*Absent lors de la remise du prix.

Conférences en sciences humaines offertes aux portes ouvertes

24 octobre 2019 – La journée Portes ouvertes de l’automne 2019 de l’UQAM se tiendra le samedi 26 octobre 2019, de 10 h à 16 h. C’est l’occasion pour les futures étudiantes et futurs étudiants de rencontrer des professeures et professeurs, des étudiantes et étudiants, de même que des membres du personnel des départements, des écoles et de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM. Venir aux portes ouvertes, c’est aussi poser des questions sur les programmes, la recherche, les services à la vie étudiante, les services de soutien, etc.

Pleins feux sur la Faculté des sciences humaines

En plus des visites, des kiosques d’information et des conférences générales, quelques activités sont spécifiques à la Faculté des sciences humaines de l’UQAM et à ses départements.

Visites guidées  des installations en géographie. Départs sur demande.
Présentez-vous au kiosque du programme au pavillon Judith-Jasmin.

Des conférences pour mieux connaître nos programmes!

« Pourquoi étudier l’histoire à l’UQAM? », de 11 h à 12 h, local J-1110 (1er étage), pavillon Judith-Jasmin (J). Entrée libre.
Conférencière : Lyse Roy, directrice du Département d’histoire

« La psychologie : une discipline et une profession multidimensionnelles », de 12 h à 13 h, local DS-1950 (1er étage), pavillon J.-A.-DeSève (DS). Entrée libre.
Conférencier : Jacques Forget, directeur des programmes de 1er cycle en psychologie

« Les sciences des religions : des savoirs audacieux pour déchiffrer le monde », de 13 h à 14 h, local J-1110 (1er étage), pavillon Judith-Jasmin (J). Entrée libre.
Conférencier : Philippe Le Page, doctorant en sciences des religions

« Stratégies d’admission et alternatives aux baccalauréats en psychologie, en travail social et en sexologie », de 14 h à 15 h, local DS-1950 (1er étage), pavillon J.-A.-DeSève (DS). Entrée libre.

Découvrez ce qui distingue les profils de sortie des diplômés en psychologie, en travail social et en sexologie, ce que sont les seuils de sélection habituels dans ces baccalauréats et les stratégies à adopter en vue de maximiser le dépôt de la demande d’admission.

Conférencière : Mélanie Fournier, conseillère en recrutement, Bureau du recrutement – Registrariat

Pour en savoir plus, visitez le site etudier.uqam.ca/portes-ouvertes

Souligner le travail du personnel de soutien de la faculté

Lancement du concours des Prix Atlas 2019

27 septembre 2019 – Pour une 7e édition, la Faculté des sciences humaines de l’UQAM souhaite reconnaître la contribution majeure de son personnel de soutien à sa mission et à celle de l’Université en lançant le prix Atlas 2019. Date limite : vendredi 11 octobre 2019, à 17 h.

Trois catégories de prix sont ouvertes aux membres de tous les groupes d’emploi :

Prix Atlas – Catégorie Initiative et développement

Ce prix vise à reconnaître une personne ou un groupe de personnes qui se distinguent par leur créativité dans le cadre de leur travail, faisant preuve d’un enthousiasme évident à résoudre des problèmes et développer de nouveaux outils ou de nouvelles façons de faire.

Prix Atlas – Catégorie Entraide et amabilité

Ce prix vise à reconnaître une personne qui se distingue par sa gentillesse, sa courtoisie, son sens de l’entraide et la qualité de ses rapports avec les collègues, les étudiant.e.s et/ou les autres membres de la collectivité de l’UQAM ou de l’externe qu’elle côtoie dans le cadre de ses fonctions.

Prix Atlas – Certificat de mérite

Ce prix vise à reconnaître le mérite d’une personne employée depuis un minimum de 15 ans à l’UQAM et qui travaille depuis les deux dernières années, au moins, au sein de la Faculté des sciences humaines.

Pour tout savoir, visitez dès maintenant le fsh.uqam.ca/prix-atlas

Une conférence organisée par la faculté et son Conseil de diplômés

18 septembre 2019 – La Faculté des sciences humaines de l’UQAM et son Conseil de diplômés organisent un Café-Dessert-Conférence, le jeudi 26 septembre 2019, dès 18 h 30, au local DS-1950.

Mme Sophie Abdela, Ph. D. histoire et lauréate ex aequo du Prix de la meilleure thèse 2017, prononcera la conférence « Formes et réformes : la prison parisienne au XVIIIe siècle ». Celle-ci est donnée dans le prolongement de sa thèse de doctorat réalisée sous la direction du professeur Pascal Bastien du Département d’histoire de l’UQAM et sous la codirection de Vincent Milliot, professeur d’histoire moderne à l’Université de Caen (France).

Renseignements et inscription obligatoire sur le site Web du Bureau des diplômés.

Résumé de la conférence
Sophie Abdela s’est penchée spécifiquement sur la prison parisienne, s’attardant tantôt à son aspect architectural et sa place dans l’environnement urbain, tantôt à son financement, pour terminer par le monde carcéral en se concentrant sur les hommes qui la composent, prisonniers comme personnel. Selon son directeur, le professeur Pascal Bastien, Sophie Abdela porte un regard différent de celui jusqu’alors proposé par l’histoire du droit et l’histoire judiciaire classique.

Concours pour les personnes diplômées de la faculté!

21 août 2019 – Le Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM invite ses diplômées et diplômés à déposer leur candidature pour le prix Les sciences humaines changent le monde, édition 2019.

Ce prix récompense un projet, réalisé par une ou plusieurs personnes diplômées de la faculté, qui se distingue par ses retombées sociales, humaines, culturelles ou communautaires.

D’une valeur de 1000 $*, le prix vise à reconnaître l’impact de projets sur les individus, les familles, les communautés et les sociétés.

Vous souhaitez déposer votre candidature?

Les règlements, les critères d’évaluation et la façon de soumettre un dossier de candidature sont disponibles en visitant cette page. Vous pouvez aussi consulter les projets récompensés lors des précédentes éditions.

La date limite pour soumettre votre dossier est le vendredi 13 septembre 2019, à 17 h.

Ce prix sera remis à l’occasion de la fête annuelle Les sciences humaines en tête et en fête, organisée par la Faculté des sciences humaines, le 20 novembre 2019.

*Il ne s’agit pas d’un prix reconnaissance ou d’une bourse individuelle. Le montant sera versé à une personne morale ou à l’organisme promoteur.

L’UQAM accueille le 21e Congrès d’Études Inuit

25 juillet 2019 – Le 21e Congrès d’Études Inuit aura lieu à l’UQAM du 3 au 6 octobre 2019. Dirigé par Richard Compton, professeur au Département de linguistique de la Faculté des sciences humaines, cet événement d’envergure internationale rassemblera des chercheures, chercheurs, et des étudiantes et étudiants universitaires, ainsi que des professionnelles et professionnels, des directrices et des directeurs, des enseignantes et des enseignants, des décideurs, entre autres, provenant des organismes, des institutions et des gouvernements inuit.

Il s’agit de la plus grande conférence scientifique et culturelle au monde qui porte sur les Inuit et leurs territoires. Elle comprend également des activités culturelles et artistiques d’intérêt pour le grand public. La programmation riche et variée comprend 9 sessions en linguistique, ainsi que plusieurs qui portent sur l’éducation et la littérature.

Inscription jusqu’au 31 juillet 2019

Vous souhaitez vous inscrire et découvrir la programmation? Visitez dès maintenant le site du congrès.

Caroline Nepton-Hotte défend la place des femmes autochtones dans la société


Caroline Nepton-Hotte,
doctorante et chargée de cours au Département de sciences des religions.

15 mai 2019 – Le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones de Montréal (CIÉRA) et le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les affirmations autochtones contemporaines (GRIAAC) ont organisé un colloque les 29 et 30 avril 2019, à la Grande bibliothèque. Le thème « Genres et identités : perspectives autochtones contemporaines » a permis aux participantes et participants d’échanger et de réfléchir sur les enjeux entourant l’expression des genres et des identités sexuelles en milieux autochtones.

La doctorante et chargée de cours au Département de sciences des religions de la Faculté des sciences humaines, Caroline Nepton-Hotte, présentait l’une des deux conférences d’ouverture du colloque en plus d’être à la barre de l’animation de la Soirée culturelle venue clore la première journée.

Les institutions en font-elles assez?

« Autochtoniser les institutions : désapprendre et déconstruire les certitudes » tel était le thème de la conférence de Caroline Nepton-Hotte qui a pris un autre sens alors que la polémique autour de la pièce Kanata refaisait surface dans l’actualité. En effet, il est important pour l’étudiante membre de la communauté ilnue de Mashteuiatsh et seule étudiante autochtone au doctorat à l’UQAM, de parler d’enjeux liés à la place des Autochtones, mais surtout des femmes autochtones dans la société. «Très jeune, j’étais intéressée par les récits de ma grand-mère. Puis lorsque la Loi C-31 a modifié la Loi sur les Indiens, ça a créé beaucoup de malentendus dans nos familles. Pendant que les Québécois parlaient de souveraineté, nous parlions des droits des femmes autochtones », a-t-elle partagé. À travers sa conférence, elle invitait à se questionner sur ce que signifie être un allié. Le dialogue, l’éducation et la sensibilisation aux réalités autochtones doivent se retrouver au cœur des actions des institutions. « Beaucoup de choses sont faites, mais on peut définitivement faire plus », a-t-elle ajouté.

Place aux artistes autochtones

La Soirée culturelle a mis de l’avant de nombreux talents autochtones à travers les arts vivants, visuels, la musique, la danse ou encore l’écriture. S’il est important de laisser la place aux femmes et particulièrement aux femmes autochtones dans la société, c’est encore plus vrai dans le domaine artistique. « On a des femmes autochtones qui ont des possibilités, mais qui sont souvent laissées à elles-mêmes. Il va falloir leur donner les moyens dont elles ont besoin », a expliqué Caroline Nepton-Hotte.

La Soirée culturelle était une occasion de leur laisser une place de choix. Parmi les artistes, à noter, entre autres, la présence d’étudiantes de l’UQAM, comme l’artiste-photographe Marie-Christine Petiquay, présidente du Cercle des Premières nations de l’UQAM, et de Catherine Boivin.

Du journalisme aux sciences des religions

Après 10 ans en journalisme à Radio-Canada où Caroline Nepton-Hotte a développé plusieurs contenus éducatif et informatif, comme le site Web spécialisé «Espaces autochtones», elle effectue un retour sur les bancs d’école. Elle choisit l’UQAM, non seulement pour le fait que ce soit une université francophone, mais aussi pour travailler avec le professeur au Département de sciences des religions, Laurent Jérôme, spécialiste des questions autochtones. « Quand tu trouves quelque chose qui te motive, qui te met au défi et t’amène à la découverte, c’est stimulant, a-t-elle souligné. Les  études autochtones m’ont permis de me dire, là, j’ai quelque chose qui me touche et qui m’appelle à aller plus loin. »

Sa thèse, réalisée sous la direction de Laurent Jérôme, s’intitule « Identité et cosmologies autochtones à l’ère numérique : réseaux sociaux et outils numériques comme leviers de résistance et d’autonomisation pour les femmes autochtones artistes ».

Le colloque était organisé par une équipe d’étudiantes et d’étudiants, de bénévoles et de chercheures et chercheurs, dont Carole Delamour, stagiaire postdoctorale au CIÉRA et Marie Kirouac-Poirier, étudiante à la maîtrise en sciences des religions. Parmi les  partenaires de l’événement, mentionnons le Cercle des Premières Nations de l’UQAM, le Regroupement des Hommes autochtones du Québec, Wapikoni Mobile, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ainsi que de nombreux départements et facultés de l’UQAM.

Plus de 1,5 million en subventions pour des professeurs de la faculté

8 mai 2019 – Parmi les 35 professeures et professeurs de l’UQAM à recevoir une subvention des trois Fonds de recherche du Québec – Société et culture, Santé, Nature et technologies – 11 sont de la Faculté des sciences humaines en histoire, psychologie, sciences des religions, sexologie, sociologie et travail social, pour un total de 1, 8 million $.

Également, plusieurs de nos étudiantes et étudiants ont reçu des bourses de recherche ou de formation.

Félicitations à toutes et à tous!

Fonds de recherche du Québec – Société et culture

Soutien aux équipes de recherche

Julie Leclerc (psychologie) 225 100 $
«Pour une compréhension biopsychosociale ainsi que des interventions concertées et probantes des troubles du spectre compulsif»

Martine Hébert (sexologie) 419 879 $
«Violence sexuelle dans différents contextes de vie : trajectoires de résilience et de revictimisation et enjeux liés à l’intervention et à la prévention»

Soutien à la recherche pour la relève professorale

Catherine Chesnay (travail social) 39 648 $
«Trajectoires sociojudiciaires de femmes racisées dans le système de justice criminelle québécois»

Denise Médico (sexologie) 45 000 $
«La sexualité chez les jeunes adultes trans et non binaires: voie de résilience ou de vulnérabilité ?»

Subventions à la diffusion – Soutien aux revues scientifiques

Nancy Bouchard (sciences des religions) 66 785 $
Éthique en éducation et en formation

Audrey Gonin (travail social) 80 000 $
Nouvelles pratiques sociales

Stéphane Savard (histoire) 80 000 $
Bulletin d’histoire politique

Laurent Jérôme (sciences des religions) 80 000 $
Recherches amérindiennes au Québec

Louise Vandelac (sociologie) 80 000 $
[VertigO] – la revue électronique en sciences de l’environnement

Fonds de recherche du Québec – Santé

Chercheurs-boursiers

Catherine Amiot (psychologie) 178 890 $
«Appartenance sociale, normes et processus intergroupes entre groupes humains et humains-animaux : Implications pour le bien-être psychologique et la santé humaine»

Isabelle Courcy (sociologie) 235 698$
« Autisme et qualité de vie : développement et mise en application d’une approche intégrée par trajectoires »

Marie-Hélène Véronneau-McArdle (psychologie) 286 986 $
«Réussite éducative et santé mentale au passage à l’âge adulte : identifier les facteurs favorisant un bien-être à long terme»

Du Québec à l’Amazonie brésilienne

Véronique Richer, étudiante au baccalauréat en philosophie, et Isabelle Chrétien, diplômée de la maîtrise en sciences des religions, marionnettiste et chargée de cours en théâtre à la Faculté des arts, font partie de l’aventure nommée Confluences. 

25 avril 2019 – C’est en terre brésilienne que des étudiantes et étudiants de l’UQAM termineront le programme court de 2e cycle du Département de sciences des religions Au rythme des eaux : anthropologie comparative des cosmologies et des sociétés autochtones du Québec et de l’Amazonie, du 3 au 25 août 2019. Ce programme offert, entre autres, par la Faculté des sciences humaines en collaboration avec l’Université d’état du Parà (UEPA), l’Université fédérale de l’ouest du Parà (UFoPA), le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones et le Wapikoni mobile permettra à 14 étudiantes et étudiants* de l’UQAM de s’envoler vers le Brésil. Laurent Jérôme et Anne-Marie Colpron, respectivement professeur et professeure associée au Département de sciences des religions encadreront le groupe.

Véronique Richer, étudiante au baccalauréat en philosophie, et Isabelle Chrétien, diplômée de la maîtrise en sciences des religions, marionnettiste et chargée de cours en théâtre à la Faculté des arts, font partie de l’aventure nommée Confluences

Étude de terrain pour clore le programme

Pour Véronique, ce séminaire de terrain sera le point final du programme, mais certainement pas de son intérêt pour les réalités autochtones. « Je veux faire valoir les philosophies non blanches, c’est-à-dire rendre visibles des philosophies et des ontologies invisibilisées dans le milieu académique et dans la société dominante », a partagé la jeune étudiante qui poursuivra à la maîtrise en philosophie. Le Brésil sera pour elle une première « longue» expérience terrain. Sa seule expérience remonte au printemps 2017 alors qu’elle a eu une initiation terrain lors d’un court séjour d’une semaine au sein de la communauté atikamekw de Manawan (région de Lanaudière). Le séjour s’est effectué dans le cadre du cours interdisciplinaire Réalités autochtones (offert dans le cadre de la concentration en études autochtones) avec les professeurs Laurent Jérôme du Département des sciences des religions et Nicolas Houde du Département de science politique. C’était l’occasion d’échanger avec une communauté autochtone du Québec et de mieux comprendre son environnement et sa société. « L’aspect terrain est important pour comprendre leurs réalités », a-t-elle partagé.

Au Brésil, ce sera l’occasion de comparer d’un point de vue anthropologique les cosmologies autochtones du Québec et de l’Amazonie, leurs modes de vie et leurs environnements.

Naviguer au cœur des communautés autochtones amazoniennes

Le début du séjour s’effectuera dans les villes de Belém et Santarém où les étudiantes et étudiants visiteront les universités partenaires et participeront à un colloque. Ils partageront leurs projets de recherche aux 11 étudiantes et étudiants brésiliens qui présenteront les leurs en échange. Par la suite, Québécois et Brésiliens embarqueront à bord d’un bateau qui les mènera à la rencontre de différentes communautés locales. Ce sera alors l’occasion d’échanger et de s’immerger dans leur milieu. En retour, les étudiantes et étudiants québécois parleront des réalités vécues par les communautés autochtones d’ici. « Des communautés nous ont déjà posé des questions auxquelles nous préparons des réponses par exemple, sur les relations au territoire, la santé environnementale, l’éducation, la mobilité, l’affirmation identitaire, la reconnaissance politique, etc. », a expliqué Isabelle.

Tout au long du voyage, des professeurs brésiliens accompagneront les uqamiens sur le bateau et assureront certains cours en plus de faciliter le contact entre les étudiants et les communautés.

Des retombées au-delà de l’UQAM

Pour Véronique et Isabelle, les retombées d’un tel projet sont nombreuses. Un livre sera publié à partir des travaux des étudiantes et étudiants, une exposition photo ainsi qu’une conférence grand public sont prévues à l’hiver 2020. Une étudiante autochtone en science politique et artiste multidisciplinaire, Marie-Christine Petiquay, participe au projet et réalisera du contenu visuel qui sera diffusé au Québec en partenariat avec le Wapikoni mobile. Également, les étudiantes et étudiants monteront des ateliers qu’ils animeront dans le cadre d’une entente avec la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis. L’objectif étant de sensibiliser les travailleurs aux réalités autochtones et de déconstruire les préjugés pour favoriser l’inclusion dans les milieux de travail.

Ce projet a un impact dans la vie de tous les jours de Véronique et d’Isabelle. « Dans le cadre du programme, nous sommes amenés à créer des liens avec les étudiantes et étudiants autochtones de l’UQAM. C’est important de savoir qui ils sont et d’apprendre à les connaître. Les apprentissages liés aux réalités autochtones ne commencent pas à partir du moment où on sort des universités et des villes. Cet apprentissage expérientiel est partout, à commencer par notre environnement immédiat, c’est-à-dire nos collègues universitaires autochtones et le Cercle des Premières Nations de l’UQAM par exemple », a partagé Véronique.

Quant à Isabelle, elle souligne que c’est une richesse d’offrir ce programme. « Le fait de pouvoir réfléchir à certains enjeux d’un point de vue des sciences humaines ouvre de nouvelles portes à certaines réflexions en arts. Il s’agit d’un dialogue qui peut se faire entre plusieurs disciplines. »

Un groupe soudé et dynamique

Initiation au terrain lors du séminaire d’automne 2018. Sur la photo, les étudiantes et étudiants du groupe et leurs professeures et professeures, ainsi que quelques-unes des personnes rencontrées : les guides de Tourisme Manawan, Véronique Hébert (dramaturge atikamekw), des aînées et aînés de la communauté et Constant Awashish, grand chef de la nation Atikamekw.

Au-delà du séminaire de terrain, ce projet est la rencontre d’étudiantes et d’étudiants en provenance de disciplines diverses et aux champs d’intérêt différents, une rencontre riche et marquante. Les deux étudiantes s’entendent pour dire que la cohésion du groupe est exceptionnelle et favorise la réalisation du projet. « Notre groupe est très solidaire et nous avons dès le début établi des lignes directrices sur le fonctionnement », ont-elles expliqué. « C’est un engagement à long terme. Nous travaillons au projet depuis un an et pour un an encore », a souligné Isabelle. En effet, en plus des activités pédagogiques, temps et énergie sont mis aux nombreuses activités de financement organisées tout au long de l’année. 

Pour encourager les étudiantes et les étudiants dans la réalisation de leur projet, il est possible de participer à leur campagne de sociofinancement par l’intermédiaire du site Web de la Fondation de l’UQAM, en cliquant ici

*Les étudiantes et étudiants qui participent au séminaire de terrain au Brésil sont :

  • Marwan Attalah (maîtrise en sociologie à l’UQAM)
  • Pierre-Luc Bélanger (baccalauréat en anthropologie à l’UdeM)
  • Isabelle Chrétien (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie et diplômée de la maîtrise en sciences des religions)
  • Julio Costa (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie)
  • Marie-Ève Courtemanche (baccalauréat en anthropologie à l’UdeM)
  • Emma Crosnier (maîtrise en sciences des religions à l’UQAM)
  • Marie-Hélène Dion (doctorante en travail social à l’UQAM)
  • Gabriel Frappier-Lapointe (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie, diplômé du baccalauréat en enseignement de l’éthique et de la culture religieuse)
  • Étienne Levac (baccalauréat de science politique à l’UQAM)
  • Maria de Lurdes Santana Rita (maîtrise en sciences des religions à l’UQAM)
  • Marie-Chrisitne Petiquay (baccalauréat en science politique)
  • Louis Gabriel Pouliot (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie et étudiant à la maîtrise en géographie à l’UdeM)
  • Véronique Richer (baccalauréat de philosophie à l’UQAM)
  • Sarah Sicard (baccalauréat en anthropologie à l’UdeM)
  • Clarisse Sidney (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie et diplômée de la maîtrise en psychologie à l’UQAM)
  • Aglaé Soucy (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie, diplômée du baccalauréat en enseignement de l’éthique et de la culture religieuse)
  • Laurie Tatibouët (programme court de 2e cycle Au rythme des eaux : Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et d’Amazonie)

Faculté des sciences humaines de l’UQAM

Incontournable du domaine des sciences humaines et sociales, la Faculté des sciences humaines de l’UQAM propose des programmes d’études solidement ancrés tant sur le plan théorique qu’empirique. Elle offre un milieu universitaire dynamique, stimulant et inclusif propice à la réalisation de recherches novatrices, à la liberté intellectuelle et à la démocratisation des savoirs.

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