Auteur : dechelette_c

Félicitations aux personnes lauréates des prix facultaires 2020

16 février 2021 – La Faculté des sciences humaines dévoile les personnes lauréates de ses différents prix facultaires 2020, des personnes qui contribuent de façon exceptionnelle à la mission de leur département, de la faculté et de l’université. Elles seront honorées à l’occasion de la 9e édition du cocktail Les sciences humaines en tête et en fête qui aura lieu en mode virtuel le mercredi 17 mars 2021, à 17 h.

Les lauréates et lauréats 2020 sont :

Professeurs émérites
André Marchand, Département de psychologie
Danielle Julien, Département de psychologie

Prix d’excellence en enseignement – Carrière
Gaétan Thériault, Département d’histoire

Prix d’excellence en enseignement – Relève
Remis ex-aequo
Richard Compton, Département de linguistique
Laurie Guimond, Département de géographie

Prix d’excellence en enseignement – Chargée de cours
Danielle Desjardins, Département de psychologie

Prix d’excellence en recherche – Carrière
Greg Robinson, Département d’histoire

Prix d’excellence en recherche – Jeune chercheure
Mélina Rivard, Département de psychologie

Prix Atlas – Certificat de mérite
Chantal Leclerc, assistante administrative, Département de géographie

Prix Atlas – catégorie Entraide et amabilité
Fatiha Fahim, assistante administrative, École de travail social

Prix Atlas – catégorie Initiative et développement
Hans Asnong, animateur pédagogique, Département de géographie

Prix de la meilleure thèse de doctorat de la Faculté des sciences humaines (faculté et Conseil de diplômés)
Shady Rahayel, doctorat en psychologie pour sa thèse intitulée « Neuroimagerie anatomique dans le trouble comportemental en sommeil paradoxal idiopathique »

Prix Les sciences humaines changent le monde (Conseil de diplômés)
Flavie Choquette Giguère, baccalauréat travail social et certificat en gérontologie sociale
OSBL Inclusion Sport

FÉLICITATIONS À TOUTES ET À TOUS!

Série : « Ici, on change le monde »

Anne St-Cerny, diplômée de sexologie

13 janvier 2021 – « Ici, on change le monde » est une série d’entretiens rédigés par Johanne Gaudet, membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines. Madame Gaudet s’entretient avec des diplômées et diplômés de divers horizons.

>>> Découvrez le 3e entretien de la série réalisé avec Anne St-Cerny, diplômée du baccalauréat en sexologie (1982).

« La conviction que des études en sciences humaines forment des professionnels, hommes et femmes, qui participent à changer le monde est l’idée derrière cette série d’entretiens que le Conseil de diplômés de la faculté diffuse en 2020-2021. Aux diplômées, diplômés que nous rencontrons, nous demandons : vers quelles professions et dans quels milieux les sciences humaines vous ont-elles guidé ? Quels outils vous ont fourni les sciences humaines pour comprendre le monde et agir comme agent de changement? Y a-t-il des actions concrètes qui vous donnent le sentiment de participer à changer le monde ? », a expliqué madame Gaudet.

Lisez ou relisez les deux autres entretiens réalisés avec Esther Paquet, Esther Paquet, diplômée du baccalauréat en travail social et de la maîtrise en droit et Jean-Marc Adjizian, diplômé du DESS planification territoriale et développement local et de la maîtrise en géographie.

Bonne lecture!

Entretien avec Anne St-Cerny

« On a des rapports négatifs face au pouvoir et à ses modèles hiérarchisés et d’affrontement, mais le pouvoir peut aussi s’exercer dans des rapports d’influence non conflictuels. »

Anne St-Cerny, diplômée du bac en sexologie
Anne St-Cerny, diplômée du baccalauréat en sexologie.

13 janvier 2021Johanne Gaudet, membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM, écrit la série d’entretiens « Ici, on change le monde* ». À l’occasion de son troisième entretien, elle a rencontré Anne St-Cerny, détentrice d’un baccalauréat en sexologie (1982) à l’UQAM.

Valeur prisée de l’UQAM : Multidisciplinarité
Valeur personnelle et professionnelle : Justice sociale

Je suis d’autant plus heureuse d’avoir rencontré Anne St-Cerny, une diplômée du baccalauréat de sexologie, qu’il me semble que les problématiques entourant la sexualité n’ont jamais été aussi cruciales – pensons au mouvement #Metoo et aux discussions sur l’identité de genre – et nous invitent à définir d’importants enjeux de société. Anne St-Cerny compte parmi ceux et celles qui ont un besoin viscéral d’être au cœur des débats qui brassent les mentalités et font progresser la société. Elle se félicite d’avoir choisi d’étudier en sexologie et « de participer aux changements individuels et collectifs de mon époque ».

Quelles aspirations vous ont poussée à effectuer des études universitaires ?

Je suis le prototype de la personne qui n’avait aucune aspiration pour des études supérieures, ni aucun plan de carrière ! D’ailleurs, après des études au cégep, j’ai pris une pause. Je ne pensais pas pouvoir accéder à l’université qui m’apparaissait comme un milieu conformiste et élitiste.

L’UQAM trouve finalement grâce à ses yeux. Étudier à l’université comportait, pour moi, beaucoup de défis à surmonter; le fait d’être une femme et de provenir d’un milieu modeste étaient des obstacles majeurs contre lesquels je devais me battre. Il fallait que je me débarrasse des préjugés que j’entendais depuis des années sur l’infériorité intellectuelle des femmes. Je ne savais pas si je pouvais atteindre les critères universitaires de réussite. Cependant, je savais que je voulais acquérir un savoir scientifique, apprendre à argumenter, apprendre à me comporter dans toutes les sphères de la vie active. Mon passage à l’UQAM m’a donné confiance en mes capacités intellectuelles et comblé mon désir d’accéder aux sphères du savoir.

Pourquoi avoir choisi d’étudier en sexologie ?

Tout est particulier en sexo. D’abord, c’est une discipline unique à l’UQAM, la seule université à l’offrir. C’est aussi une formation multidisciplinaire où l’on suit des cours d’anthropologie, de sociologie, de biologie, etc. C’est ce que je recherchais car je voulais étudier l’être humain dans sa globalité et participer aux changements individuels et collectifs de mon époque.

Là, en sexo, j’étais au cœur des débats relatifs à la sexualité, que ce soit la contraception, l’avortement, l’identité de genre, l’orientation sexuelle, le harcèlement sexuel. On était encore loin du #Metoo (1) mais j’ai vu les mentalités changer au fil des ans, et les législations également.

La sexualité est un sujet miné par les préjugés et la morale, Anne n’hésite pas à reconnaître l’importance de sa formation sur le développement de son esprit critique et de sa conscience sociale. Quand tu reçois une demande d’avortement, un signalement d’inceste ou devant un cas de violence familiale, le jugement critique est essentiel pour analyser la situation, diagnostiquer et conseiller. En sexologie, un esprit critique et un sens aigü de la justice sociale vont de pair parce qu’on se rend compte que l’accès à l’information et aux services de santé n’est pas garanti à toutes et tous.

Avez-vous posé des gestes, des actions qui ont concrètement contribué à changer le cours des choses ?

Des changements de comportements, elle en a observés chez des jeunes à qui elle a enseigné, chez des femmes qui l’ont consultée dans les centres de planning des naissances et dans les législations qui ont suivi les revendications sur l’avortement, par exemple.

Anne St-Cerny est consciente que son travail contribue à changer le monde et les mentalités, et c’est probablement à Relais-Femmes (2) où elle agit comme coordonnatrice qu’elle en prend la pleine mesure. Elle agit notamment sur l’agentivité (empowerment) des femmes et développe un style de gestion qui s’appuie sur une perspective féministe.

Dans les ateliers qu’elle anime, 80% des participantes mentionnent avoir des relations négatives avec le pouvoir qu’elles jugent hiérarchisé, conflictuel, bâti sur des modèles d’opposition et d’affrontement. Dès lors, elles expriment des craintes à l’exercer. Le problème c’est qu’on ne se rend pas compte du pouvoir qu’on a et qui se manifeste souvent dans des rapports d’influence plutôt que d’affrontement. Si vous avez du charisme, si vous détenez de l‘information, si vous avez des réseaux, vous avez du pouvoir ! Je soutiens les femmes à prendre conscience des rapports d’influence qu’elles établissent, à apprivoiser le pouvoir et les espaces où elles peuvent prendre la parole, participer aux décisions, agir sur leur milieu.

Qu’aimeriez-vous dire à des jeunes qui souhaitent étudier à l’université mais hésitent ? Comment des études en sexologie peuvent-elles combler leurs désirs de participer à changer le monde?

Je pense qu’il faut être curieux d’apprendre pour se lancer dans des longues études, et curieux de comprendre le monde pour y apporter du changement. La sexologie est un domaine d’études et d’interventions pour ceux et celles qui aiment les relations humaines, et aiment vivre dans l’effervescence. Un conseil : sache qui tu es pour savoir ce que tu peux apporter aux autres !

Merci Anne St-Cerny d’avoir accepté de partager vos réflexions sur votre démarche intellectuelle et votre pratique. Vous nous avez confirmé que l’UQAM est une université ouverte à toutes et tous, et qu’en développant un esprit critique et une conscience sociale, on peut changer le monde !

(1) #Metoo est un mouvement social qui a débuté en 2007, avec une première campagne menée par Tarana Burke contre les violences sexuelles à l’endroit des minorités visibles. Le mouvement encourage la prise de parole des femmes pour dénoncer les viols et les agressions sexuelles dont elles sont victimes. #Metoo a pris de l’ampleur partout dans le monde avec l’affaire Weinstein en 2017.

(2) Relais-Femmes est un OBNL fondé en 1980 pour faire le lien entre les féministes universitaire et les groupes de femmes. À travers les années, Relais-femmes a développé un volet formation/accompagnement. L’organisme oeuvre à la transformation des rapports sociaux dans une perspective féministe intersectionnelle et au renouvellement des pratiques.

*« Ici, on change le monde » est une série d’entretiens rédigés par Johanne Gaudet, membre du Conseil. « La conviction que des études en sciences humaines forment des professionnels, hommes et femmes, qui participent à changer le monde est l’idée derrière cette série d’entretiens que le Conseil de diplômés de la faculté diffuse en 2020-2021. Aux diplômées, diplômés que nous rencontrons, nous demandons : vers quelles professions et dans quels milieux les sciences humaines vous ont-elles guidé ? Quels outils vous ont fourni les sciences humaines pour comprendre le monde et agir comme agent de changement? Y a-t-il des actions concrètes qui vous donnent le sentiment de participer à changer le monde ? » – Johanne Gaudet

Série : « Ici, on change le monde »

esther paquet, diplômée de travail social

10 décembre 2020 – « Ici, on change le monde » est une série d’entretiens rédigés par Johanne Gaudet, membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines. Madame Gaudet s’entretient avec des diplômées et diplômés de divers horizons. 

>>> Découvrez le 2e entretien de la série réalisé avec Esther Paquet, diplômée du baccalauréat en travail social (1991) et de la maîtrise en droit (2004).

« La conviction que des études en sciences humaines forment des professionnels, hommes et femmes, qui participent à changer le monde est l’idée derrière cette série d’entretiens que le Conseil de diplômés de la faculté diffuse en 2020-2021. Aux diplômées, diplômés que nous rencontrons, nous demandons : vers quelles professions et dans quels milieux les sciences humaines vous ont-elles guidé ? Quels outils vous ont fourni les sciences humaines pour comprendre le monde et agir comme agent de changement? Y a-t-il des actions concrètes qui vous donnent le sentiment de participer à changer le monde ? », a expliqué madame Gaudet.

Le premier entretien a été réalisé avec Jean-Marc Adjizian, diplômé du DESS planification territoriale et développement local et de la maîtrise en géographie.

Le prochain entretien, diffusé en janvier, s’attardera sur Anne St-Cerny, sexologie.

Bonne lecture!

Entretien avec Esther Paquet

«Ensemble, tout est possible. »

La diplôméwe de travail social, Esther Paquet

10 décembre 2020Johanne Gaudet, membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM, écrit la série d’entretiens « Ici, on change le monde* ». À l’occasion de son deuxième entretien, elle a rencontré Esther Paquet, détentrice d’un baccalauréat en travail social (1991) et d’une maîtrise en droit (2004) à l’UQAM.

Valeurs prisées de l’UQAM : Accès à l’éducation, engagement dans la communauté
Valeur personnelle et professionnelle : Justice sociale

Esther Paquet est une ressource indispensable pour qui veut bâtir un réseau d’entraide, elle qui réseautait bien avant que le terme ne devienne populaire. Dès que le projet de mener une série d’entretiens avec des diplômés des sciences humaines a pris forme, je l’ai mise sur la touche pour obtenir des noms de candidates et de candidats. Elle m’a proposé une liste longue comme ça. Et à la fin, son nom. Je ne savais pas qu’elle avait étudié en travail social à l’UQAM, mais j’étais ravie qu’elle accepte de partager des bribes de son parcours parce qu’il est éminemment exemplaire !

Pourquoi avez-vous choisi l’UQAM pour étudier en travail social ?

« Pour moi, étudier à l’UQAM allait de soi. Université implantée au centre-ville, université ouverte à l’accueil de différents profils de candidats et, en plus, c’était une université reconnue pour son implication dans la communauté. Tous ces critères suffisaient à m’identifier à cette institution. J’avais 30 ans, un DEC, je travaillais dans une garderie populaire du Centre-Sud, j’aspirais à une société plus juste. Dès que j’ai mis les pieds à l’UQAM, je me suis sentie à l’aise, j’étais à la maison. »

Esther rappelle qu’elle était féministe, éprise de justice et d’équité, et que la formation en travail social lui semblait être le meilleur parcours à suivre. Pour qui pense que le travail social est une discipline uniquement orientée vers l’aide individuelle, il faut savoir qu’il existe aussi un volet de formation axé sur le travail communautaire.

«J’ai toujours crû qu’il fallait emprunter ces deux voies. Autant pour comprendre les causes des injustices que je dénonçais que pour encadrer mes actions, parfois individuelles, parfois collectives. Mon premier choix a été d’œuvrer dans les centres de femmes. J’y ai développé des habiletés en intervention et une connaissance plus sensible en matière de droits sociaux.»

Son cheminement la conduit jusqu’à joindre les rangs d’une OBNL chargée de défendre les droits des petits salariés, Au Bas de l’échelle (1). Dans ce milieu, les iniquités sont importantes et touchent particulièrement les femmes : aides ménagères, travailleuses dans les agences de placement temporaire, dans les manufactures, plusieurs immigrantes, toutes sans ressources, sans contrat, sans syndicat. Esther devient porte-parole de l’organisme et participe à la coordination de la Marche mondiale des femmes, en 2000 (2). Elle est également responsable des dossiers politiques avec le mandat de faire connaître les revendications des travailleurs et des travailleuses aux différentes instances gouvernementales et syndicales. L’UQAM vient à sa rescousse. « J’avais acquis une bonne expertise, je connaissais bien les dossiers et j’avais la volonté d’agir pour faire changer les lois et les normes du travail. Je savais cependant que je devais acquérir une meilleure compréhension du droit dans la société pour discuter avec les décideurs et les convaincre.» Elle s’inscrit alors à la maîtrise en droit social et du travail à l’UQAM, « une des meilleures décisions de ma vie ! »

Vos études ont-elles répondu à vos idéaux ?

Quand on aborde cette question, Esther est modeste mais lucide. « Je crois profondément que les équipes avec lesquelles j’ai travaillé ont fait une différence en ce qui concerne les inéquités à l’égard des femmes et des travailleurs. Prenons l’exemple du harcèlement psychologique au travail, un dossier sur lequel j’ai travaillé au sein de Au bas de l’échelle. Nous avons joué un rôle de premier plan pour dénoncer ce problème et identifier les droits des victimes. Après des années d’études, d’une recension de cas et de nombreuses rencontres interministérielles, nous avons obtenu que la loi soit modifiée et apporte une meilleure protection aux victimes. Le Québec a innové en cette matière et nous avons été les premiers au monde à légiférer sur cette question. Du coup, une partie de mes idéaux de justice était atteint. »

Que souhaitez-vous dire à ceux et celles qui voudraient s’inscrire à des études en travail social ?

« J’aimerais leur dire que le travail social touche à un nombre infini de domaines. C’est une porte ouverte sur le monde et les occasions de “changer le monde”, en tout cas d’améliorer notre société et la vie des individus, sont multiples. Bien sûr, il faut avoir conscience que l’on travaille avec la misère humaine, d’où émanent souvent la révolte et la colère. Mais si vous êtes concernés.es par le monde dans lequel vous vivez, si vous avez envie de l’améliorer, la formation en travail social peut mettre un cadre théorique sur vos actions et vos valeurs et vous aider à atteindre vos idéaux ! »

Avant de mettre fin à notre entretien, Esther Paquet me fait le plaisir de reprendre certains slogans qui ont jalonné ses interventions en milieu communautaire :

  • On veut des garderies, pas des garde-robes !
  • La rue, la nuit, femmes sans peur !
  • Ensemble, tout est possible ! (3)

« Tout cela peut sembler ringard mais au final, c’est vrai qu’on a besoin des autres pour traverser les moments difficiles et la vie communautaire nous apprend l’entraide et la solidarité. »

Merci Esther Paquet pour votre franchise et votre enthousiasme pour le travail social. Merci d’avoir accepté de partager des moments de votre parcours ainsi que vos idéaux de justice et d’équité. Nous les ferons nôtres !

(1) Au bas de l’échelle se définit comme un groupe d’éducation populaire et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs non syndiqués. Fondé en 1975, l’organisme offre des dizaines de services axés sur l’information et la formation, en plus de participer à des coalitions nationales sur les droits du travail.
(2) La Marche mondiale des femmes origine de la marche québécoise «Du pain et des roses» qui s’est tenue en 1995, pour s’élever contre la pauvreté et la violence faite aux femmes. Cette marche s’est transformée en mouvement mondial de solidarité, en 2000, alors qu’elle s’est déployée dans plus de 160 pays. On estime qu’au Québec, 40 000 personnes ont participé à cette marche.
(3) Quelques slogans-phares :
La rue, la nuit, femmes sans peur. Ce slogan a été utilisé par les mouvements féministes occidentaux dans les années 1970, pour réagir à la violence faite aux femmes et aux agressions à caractère sexuel. Ici, au pays, 500 personnes ont marché dans les rues d’Ottawa pour la 41e fois, en 2019.
On veut des garderies, pas des garde-robes. Ce slogan est lié aux revendications des parents, des éducatrices et des mouvements sociaux visant l’instauration d’un réseau universel de garderies subventionnées par l’État et gérées par les usagers. Années 1970-1980.
Ensemble, tout est possible. Voilà un slogan qui a traversé plusieurs décennies et qui est toujours en usage pour appuyer une levée de fonds, une rentrée scolaire, une marche pour la paix, etc. En 2020, différents mouvements alternatifs tels que la WWF et les altermondialistes l’utilisent pour rappeler aux dirigeants leurs engagements face aux changements climatiques. En 2016, le slogan a soutenu la lutte contre le SIDA, en 2014, les Journées d’actions syndicales en France. Et ainsi de suite.

*« Ici, on change le monde » est une série d’entretiens rédigés par Johanne Gaudet, membre du Conseil. « La conviction que des études en sciences humaines forment des professionnels, hommes et femmes, qui participent à changer le monde est l’idée derrière cette série d’entretiens que le Conseil de diplômés de la faculté diffuse en 2020-2021. Aux diplômées, diplômés que nous rencontrons, nous demandons : vers quelles professions et dans quels milieux les sciences humaines vous ont-elles guidé ? Quels outils vous ont fourni les sciences humaines pour comprendre le monde et agir comme agent de changement? Y a-t-il des actions concrètes qui vous donnent le sentiment de participer à changer le monde ? » – Johanne Gaudet

Félicitations aux étudiants-athlètes de la faculté

Cérémonie virtuelle remise mérites académiques aux sportifs de la faculté

18 novembre 2020 – La Faculté des sciences humaines et les Citadins de l’UQAM ont salué les étudiantes et étudiants-athlètes de la faculté qui ont cumulé une moyenne supérieure de 3,2 en 2019-2020 jumelant ainsi avec brio les études et le sport! L’événement auquel ont participé une dizaine d’athlètes s’est tenu en mode virtuel le mardi 17 novembre 2020.

En ce contexte de pandémie, Lucie Dumais, vice-doyenne aux études, a eu une pensée particulière pour les sportives et sportifs. « (…) Ainsi, je tiens à vous féliciter de vos mérites académiques, mais je vous incite également à garder le moral et garder le cap face à votre discipline sportive et vos études aussi. Cette situation temporaire fera certainement place à des jours plus heureux. »

Voici les étudiantes et étudiants-athlètes salués lors de l’événement :

Kelly Auger, soccer, baccalauréat en travail social
Marianne Blain, soccer, baccalauréat en psychologie
Jeanne Boudreau-Plouffe, cheerleading, baccalauréat en psychologie
Marilou Charron, badminton, maîtrise en sociologie
Camille Desrochers-Laflamme, cross-country, maîtrise en sexologie
Alexe Dufresne, basketball, baccalauréat en psychologie
Mélina Fradette, cheerleading, baccalauréat en sexologie
Judith Lavoie, basketball, baccalauréat en psychologie
Sabrina Mayer, volleyball, baccalauréat en psychologie
Catherine Meek-Bouchard, cross-country, doctorat en psychologie
Sarah Milette, Alliance Sport-Études, baccalauréat en psychologie
Esther Mubiala, basketball, baccalauréat en travail social
Ariane Pelosse-Brunelle, volleyball, baccalauréat en  psychologie
Maude Raymond, cross-country, doctorat en psychologie
Mélissa Roy, soccer, certificat en gérontologie sociale
Édouard Tremblay, Alliance Sport-Études, baccalauréat en sexologie

Quelques données sur nos étudiantes-étudiants-athlètes

  • Dix-neuf ont été reconnu pour un mérite académique : 9 du baccalauréat en psychologie, 3 du baccalauréat en sexologie, 3 également au baccalauréat en travail social, 2 de nos certificats (gérontologie sociale et psychologie), une de la maîtrise en sociologie et une autre du doctorat en psychologie.
  • Sports pratiqués : cross-country, basketball, soccer, badminton, chearleading, patinage artistique, volleyball et trampoline.
  • Sur les 25 étudiantes et étudiants-athlètes de la faculté, 19 d’entre eux ont obtenu une moyenne supérieure à 3,2, ce qui représente 76 % 

Série : « Ici, on change le monde »

5 novembre 2020 – « Ici, on change le monde » est une série d’entretiens rédigés par Johanne Gaudet, membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines. Madame Gaudet s’entretient avec des diplômées et diplômés de divers horizons. 

« La conviction que des études en sciences humaines forment des professionnels, hommes et femmes, qui participent à changer le monde est l’idée derrière cette série d’entretiens que le Conseil de diplômés de la faculté diffuse en 2020-2021. Aux diplômées, diplômés que nous rencontrons, nous demandons : vers quelles professions et dans quels milieux les sciences humaines vous ont-elles guidé ? Quels outils vous ont fourni les sciences humaines pour comprendre le monde et agir comme agent de changement? Y a-t-il des actions concrètes qui vous donnent le sentiment de participer à changer le monde ? », a expliqué madame Gaudet.

Le premier entretien a été réalisé avec Jean-Marc Adjizian, diplômé du DESS planification territoriale et développement local et de la maîtrise en géographie.

Le deuxième entretien, diffusé en décembre 2020, vous mènera à la rencontre d’Esther Paquet, diplômée de l’École de travail social.

Bonne lecture!

Étudiez en sciences humaines!

Promovoir les programmes en sciences humaines

29 octobre 2020 – Du 22 au 24 octobre 2020, l’UQAM tenait la première édition de ses portes ouvertes virtuelles. Pour l’occasion, la Faculté des sciences humaines, ses départements et son école ont organisé de nombreuses activités afin de présenter les programmes d’études aux 1er, 2e et 3e cycles.

Vous n’avez pu vous joindre à nous? Certaines présentations sont maintenant disponibles. Vous trouverez également des capsules réalisées dans les derniers mois pour certains de nos programmes d’études.
>>> fsh.uqam.ca/portes-ouvertes-automne-2020/

Prolongation de la date limite d’admission pour janvier 2021

Plusieurs de nos programmes d’études sont encore ouverts à l’admission pour l’hiver 2021 avec une date limite d’admission au 15 novembre.

Renseignez-vous dès maintenant!
>>> etudier.uqam.ca/dates

Entretien avec Jean-Marc Adjizian

« J’agis sur l’agentivité et la mobilisation et, à plus ou moins long terme, les changements surviennent. »

Jean-Marc Adjizian, diplômé du Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en planification territoriale et développement local (PTDL) et de la maîtrise en géographie.

5 novembre 2020Johanne Gaudet, membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM, écrit la série d’entretiens « Ici, on change le monde* ». À l’occasion de son premier entretien, elle a rencontré Jean-Marc Adjizian, détenteur d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en planification territoriale et développement local (PTDL) et d’une maîtrise en géographie à l’UQAM.

Valeur prisée de l’UQAM : accessibilité
Valeur personnelle et professionnelle : sens critique, vulgarisation

Notre rendez-vous a tenu le coup, malgré la pandémie, malgré les restrictions sanitaires et l’ambiance générale, plutôt délétère. Jean-Marc Adjizian est tout le contraire de quelqu’un qui se laisse abattre par la situation. « Ma conjointe travaille dans le milieu de la santé alors elle, elle connaît les pires situations de la pandémie, pas moi. Et en plus, je trouve l’idée de l’entretien intéressante, je ne voulais pas rater notre rendez-vous. »

Jean-Marc Adjizian est diplômé du DESS-PTDL et j’ai fait sa connaissance lors du colloque célébrant le 20e anniversaire de cette formation, en janvier 2020. Il y présentait notamment l’Observatoire québécois du loisir, une vigie qui diffuse et analyse les pratiques professionnelles et les politiques publiques en matière de loisir sous toutes les formes, culturel, sportif, communautaire, scientifique, et sur tous les continents. Sa contribution professionnelle à cette vigie publique, jumelée à une vision du citoyen engagé dans son propre développement, Jean-Marc présentait haut la main tous les critères pour participer à nos entretiens ! 

Est-ce que votre engagement citoyen est né lors de votre formation au DESS-PTDL ?

« Avant le DESS, j’ai étudié en relations internationales parce que je voulais travailler dans une ONG et aider au développement des communautés. Mais j’ai réalisé que ce n’était pas vraiment ma voie. Par contre, le désir de travailler sur le terrain avec les populations est resté intact et c’est ce qui m’a séduit dans le DESS-PTDL. J’ai même pu mettre mes connaissances au service de l’international puisque j’ai fait mon stage à Beyrouth (1) pour répertorier le patrimoine bâti et faire le portrait de  sa préservation. »

Au fil des ans et de ses rencontres, Jean-Marc Adjizian finit par développer un intérêt grandissant pour les loisirs comme vecteurs pour le développement des personnes et des communautés. Entendons loisir dans son sens le plus large, c’est-à-dire une expérience d’inclusion pour les populations, avec la capacité de rassembler, de mobiliser et de faciliter le réseautage.

Si les bienfaits des loisirs sont reconnus pour la majorité, qu’en est-il pour les groupes minoritaires ? En 2017, Jean-Marc participe à une recherche exceptionnelle sur ce sujet, en partenariat avec La Maisonnée (2). Le but de l’étude est de produire le tout premier portrait de la situation du loisir extrascolaire au Québec en lien avec l’intégration des immigrants.

« Le portrait a permis d’affirmer que le loisir est bel et bien un vecteur d’intégration et même un facteur d’affirmation identitaire. Cette étude constitue un outil précieux pour quiconque s’intéresse au développement des collectivités et aux enjeux sociaux relatifs à la diversité culturelle. Il y a beaucoup à faire dans ce domaine au Québec et j’entrevois reprendre ce dossier lors d’éventuelles études postdoctorales… »

Jean-Marc a mille et un projets à réaliser. Études doctorales en Human Kinetics, recherche sur l’expérience d’intégration communautaire dans différents quartiers de la région métropolitaine avec la patinoire du Bleu-Blanc-Rouge, interventions au sein de L’Escabeau, une coopérative de travailleurs et travailleuses qu’il a cofondée et dont l’un des projets touche les loisirs intermunicipaux dans le Témiscamingue. 

Pourquoi l’UQAM ?

« Tout jeune, j’inventais des maladies pour ne pas aller à l’école. A présent, comme dit ma mère, on ne peut plus t’arrêter d’étudier. En fait, toutes mes formations s’imbriquent les unes dans les autres et au final, c’est la volonté de participer au développement social et communautaire des citoyens qui me guide et me pousse à aller chercher les formations dont j’ai besoin. Plusieurs professeurs au DESS-PTDL m’ont aidé à devenir professionnel, à développer mon esprit critique et toutes les habiletés pour travailler sur le terrain. Écouter est l’une des grandes qualités de ma profession ainsi que l’ouverture d’esprit. Bien entendu, puisque nous travaillons avec les décideurs – chefs d’entreprises ou élus – et les citoyens, il faut posséder la capacité de vulgariser autant que manier à bon escient le sens politique et le sens critique. »

Avez-vous le sentiment de participer à changer le monde ?

« C’est difficile de répondre à cette question sans paraître présomptueux. En en parlant autour de moi, j’ai constaté que certaines personnes adhèrent à cette idée, d’autres hésitent mais personne n’est indifférent. Je dirais que je contribue à aider les citoyens à changer le monde en leur fournissant des outils et des connaissances pour le faire. J’agis sur l’agentivité (empowerment) et la mobilisation et je crois qu’à plus ou moins long terme, les changements surviennent. »

Merci Jean-Marc Adjizian d’avoir pris le temps de partager vos souvenirs d’étudiant au DESS-PTDL. Merci de nous avoir permis de suivre votre parcours et de mieux comprendre ce que des études en sciences humaines peuvent nous apporter comme professionnels et comme citoyens du monde.

(1) Deux jours avant notre entretien, une explosion meurtrière est survenue au port de Beyrouth détruisant des quartiers entiers de la capitale libanaise. (4 août 2020)
(2) La Maisonnée est une OBNL d’aide aux personnes immigrantes. Ses services gratuits touchent autant l’accueil des nouveaux arrivants que des ateliers de citoyenneté ou de recherche d’emploi, des loisirs interculturels, etc. 

*« Ici, on change le monde » est une série d’entretiens rédigés par Johanne Gaudet, membre du Conseil. « La conviction que des études en sciences humaines forment des professionnels, hommes et femmes, qui participent à changer le monde est l’idée derrière cette série d’entretiens que le Conseil de diplômés de la faculté diffuse en 2020-2021. Aux diplômées, diplômés que nous rencontrons, nous demandons : vers quelles professions et dans quels milieux les sciences humaines vous ont-elles guidé ? Quels outils vous ont fourni les sciences humaines pour comprendre le monde et agir comme agent de changement? Y a-t-il des actions concrètes qui vous donnent le sentiment de participer à changer le monde ? » – Johanne Gaudet

Projet GRAD, une première expérience de travail en économie sociale et action communautaire

Logo du projet GRAD

27 octobre 2020 – La Faculté des sciences humaines (FSH) de l’UQAM et le Bureau des diplômés se joignent à titre de partenaires au Carrefour-Jeunesse emploi (CJE) Montréal centre-ville et au Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ÉSAC) dans la mise sur pied de la 1re édition du projet GRAD permettant ainsi à 12 jeunes diplômées, diplômés de la faculté d’obtenir une première expérience de travail rémunéré.

Un contrat de travail de 3 mois

Un homme qui fait du travail de bureau.

Par l’intermédiaire de ce nouveau partenariat, 12 diplômées, diplômés de la Faculté des sciences humaines pourront acquérir une première expérience de travail rémunéré de 3 mois à raison de 30 h/semaine, de janvier à mars 2021, et ainsi valoriser leurs compétences acquises à l’issue de leur parcours académique en sciences humaines. Ce sera aussi l’occasion de connaître les emplois et les possibilités de carrière de l’action communautaire et de l’économie sociale et de se créer un réseau professionnel.

Avant d’intégrer le marché du travail, la personne sélectionnée devra participer à quatre semaines de formation à temps partiel (avec allocation) du 23 novembre au 15 décembre 2020, ponctuée d’ateliers et de conférences.

Manifestez votre intérêt à participer au projet!

  • Vous êtes diplômées, diplômé d’un programme de la faculté depuis moins de 3 ans et êtes âgée, âgé de moins de 30 ans?
  • Vous êtes disponible du 23 novembre au 31 mars 2021?
  • Vous avez un intérêt marqué pour le domaine de l’économie sociale et de l’action communautaire?

Saisissez la chance d’obtenir une première expérience de travail!

Ayez en main votre CV, une lettre de motivation et manifestez votre intérêt en remplissant le formulaire en ligne avant le mercredi 11 novembre 2020 : https://www.projetgrad.com/participants

Une formation pour démystifier l’économie sociale

Le secteur d’emploi de l’économie sociale et de l’action communautaire est un secteur fort important au Québec. Plus gros que des secteurs tels que la construction ou l’aérospatial, il représente 11,3% du PIB et compte plus de 320 000 emplois. Pourtant, il demeure parfois peu connu.

Venez découvrir ou approfondir vos connaissances du secteur des coopératives et OBNL, ses métiers et professions en demande, ses conditions de travail et les possibilités d’y entrer (bénévolat, stage, emploi ou entrepreneuriat) et plus encore lors d’une formation gratuite offerte en ligne, le vendredi 6 novembre 2020, de 13 h à 16 h. Elle sera offerte par Alice Bernier, chargée de projet au CSMO-ÉSAC.

>> Inscription

Qui est la formatrice?
Alice Bernier est chargée de projet aux partenariats, à la formation et à la relève au Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire. Titulaire d’une maîtrise en sciences de l’éducation des Universités Paris VIII et XIII, elle accompagne la relève depuis 15 ans, au Québec, en France et en Allemagne. Ses fonctions l’amènent à favoriser l’accès de toutes les clientèles à ce secteur d’emploi (étudiants, personnes en situation de handicap, personnes expérimentées etc.).

Le Carrefour-Jeunesse emploi (CJE) Montréal centre-ville vise à outiller les jeunes pour leurs recherches d’emploi et le développement de leur carrière à travers ce projet. Les candidates, candidats qui ne seront pas retenus recevront l’appui du CJE qui les accompagnera dans leur recherche d’emploi.

Faculté des sciences humaines de l’UQAM

Incontournable du domaine des sciences humaines et sociales, la Faculté des sciences humaines de l’UQAM propose des programmes d’études solidement ancrés tant sur le plan théorique qu’empirique. Elle offre un milieu universitaire dynamique, stimulant et inclusif propice à la réalisation de recherches novatrices, à la liberté intellectuelle et à la démocratisation des savoirs.

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