Auteur : Martin Gendron-Richard

Soutien à la recherche: plusieurs concours ouverts

15 février 2024 – Découvrez les concours de soutien à la recherche ouverts en ce moment à la Faculté des sciences humaines. N’hésitez pas à entrer en communication avec notre équipe, elle saura vous épauler dans vos démarches. Bon succès!

Programme facultaire de reconnaissance et de financement des regroupements de recherche: 3 volets ouverts

DATE LIMITE DE DÉPÔT: 13 MARS 2024 (23h59)

Dans le cadre du nouveau Programme facultaire de reconnaissance et de financement des regroupements de recherche, cet appel vise à ouvrir les concours de soutien aux regroupements de recherche (initiatives collectives, équipes émergentes et équipes en fonctionnement).

Volet 1 : Soutien aux initiatives collectives de recherche

Dirigée par une professeure régulière, un professeur régulier de la faculté et formée minimalement de quatre chercheures régulières, chercheurs réguliers de l’UQAM, l’initiative collective peut se qualifier à un financement facultaire si elle :

  • aspire à un positionnement auprès des fonds externes de recherche;
  • démontre un potentiel exceptionnel au plan des retombées (scientifiques, pour des collectivités, etc).

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Volet 2 : Soutien aux équipes de recherche émergentes

Dirigée par une professeure régulière, un professeur régulier de la faculté et formée minimalement de quatre chercheures régulières, chercheurs réguliers de l’UQAM, l’équipe peut se qualifier à un financement facultaire si elle :

  • est nouvellement formée et aspire à un positionnement auprès des fonds gouvernementaux en tant qu’infrastructure d’équipe en émergence dans un délai de 2 ans;
  • ne dispose pas de ressources financières pour son fonctionnement;
  • est formée de chercheures et chercheurs qui ne sont pas déjà impliqués dans une équipe à titre de membres réguliers (ceux-ci pouvant toutefois être membres collaborateurs).

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Volet 3 :  Soutien aux équipes de recherche en fonctionnement

Dirigée par une professeure régulière, un professeur régulier de la faculté et formée minimalement de quatre chercheures régulières, chercheurs réguliers de l’UQAM, l’équipe peut se qualifier à un financement facultaire si elle :

  • est formée depuis plus de deux ans et aspire à un positionnement auprès des fonds gouvernementaux en tant qu’infrastructure d’équipe en fonctionnement (ou d’équipe en renouvellement);
  • ne dispose pas de ressources financières pour son fonctionnement; est formée de chercheures et chercheurs qui ne sont pas déjà impliqués dans une équipe à titre de membres réguliers (ceux-ci pouvant toutefois être membres collaborateurs).

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Dépôt des dossiers
recherche.fsh@uqam.ca

Renseignements
Geneviève Shields
Agente de recherche et de planification


Projets ciblés

DATE LIMITE DE DÉPÔT : 13 MARS 2024 (23h59)

Le volet Projets ciblés – Soutien au démarrage d’un projet de recherche de la Faculté des sciences humaines a comme objectif d’encourager les activités de recherche des membres de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM et à augmenter leur financement externe.

Ce programme s’adresse aux membres de la communauté professorale régulière et vise à soutenir les travaux préliminaires d’un projet de recherche et à appuyer la préparation de demandes de financement auprès d’organismes subventionnaires externes (à l’exception des demandes de subventions qui visent à financer des initiatives de mobilisations ou de diffusion des connaissances).

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Dépôt des dossiers
recherche.fsh@uqam.ca

Renseignements
Geneviève Garneau
Agente de recherche et de planification


Relance Recherche – Assistanat de recherche (période estivale)

DATE LIMITE DE DÉPÔT : 25 MARS 2024 (23h59)

Ce programme vise à soutenir la relance d’un programme de recherche pour des membres du corps professoral désireux de développer ou consolider un projet tout en offrant une opportunité estivale d’assistanat de recherche à des personnes étudiantes.

Le concours « Relance Recherche » vise à offrir des opportunités d’initiation ou de formation à la recherche pour les personnes étudiantes au cours de la période estivale.

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Dépôt des dossiers
recherche.fsh@uqam.ca

Renseignements
Geneviève Shields
Agente de recherche et de planification


Soutien aux initiatives structurantes de recherche

DATE LIMITE DE DÉPÔT : en tout temps

Le programme Soutien aux initiatives structurantes de recherche de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM vise à :

  • Encourager la diffusion en libre accès des résultats de la recherche scientifique et les pratiques qui s’appuient sur l’exercice de la science ouverte.
  • Soutenir des initiatives de mobilisation et de valorisation des connaissances ou de travail concerté avec des partenaires.
  • Assurer un financement d’appoint pour des initiatives de développement de la recherche jugées structurantes pour une programmation de recherche.
  • Encourager le développement de la recherche disciplinaire ainsi que le réseautage interdisciplinaire.
  • Accroître le rayonnement des projets de recherche menés au sein de la faculté.
  • Offrir un financement d’appariement pour la tenue d’événements scientifiques d’envergure.
  • Offrir une contrepartie financière pour les demandes de subvention qui le nécessitent.
  • Soutenir les activités des regroupements de recherche de la faculté.
  • Permettre un effet levier dans le cas de projets interfacultaires ou interuniversitaires.

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Renseignements
Geneviève Shields
Agente de recherche et de planification


Appui au positionnement en recherche

DATE LIMITE DE DÉPÔT : en tout temps

Le volet Appui au positionnement en recherche vise à assurer un meilleur positionnement en recherche d’une chercheure principale, d’un chercheur principal auprès d’un organisme subventionnaire. Il permet à la fois :

  • La bonification d’une demande de subvention et un soutien concret pour la planification et la réécriture du projet de recherche non financé par un organisme subventionnaire, en prenant en compte les commentaires émis par le comité des pairs;
  • Le démarrage ou la poursuite des activités de recherche;
  • L’appui tangible d’un comité de relecture personnalisé pour faciliter le travail de réécriture d’une demande de subvention.

Détails et formulaire à compléter disponibles en cliquant ici.

Renseignements
Geneviève Shields
Agente de recherche et de planification

Découvrez nos écoles d’été

1er février 2024 – Vous avez la possibilité de vivre une expérience unique en participant à l’une des écoles d’été offertes à la faculté, que ce soit sous forme de séminaire-atelier, de rencontre scientifique ou de séjour d’études à l’international ou au Québec (des conditions peuvent s’appliquer).

École d’été à Berlin – Juin et juillet 2024

École d’été de Molyvos, en Grèce – 20 mai au 5 juillet 2024

École d’été IBTN International Behavioural Trials Network 2024 – 12 au 18 mai 2024

École d’été Inégalités sociales de santé et petite enfance – août 2024

École d’été Réalité autochtone Atikamekw – 8 mai au 14 juin 2024

École d’été Santé, société et environnement – 9 mai au 4 juin 2024

École d’été Sexualité, genre, diversité et consommation de substances : regard interdisciplinaire sur la recherche et les pratiques – 10 au 14 juin 2024

École d’été Witamawi: perspective autochtone en enseignement – du 5 au 9 août 2024

Visitez la page de nos écoles d’été pour connaitre tous les détails sur la programmation.

Hommage à Marcelo Otero

16 janvier 2024 – Article publié sur le site Internet du Département de sociologie de l’UQAM (mis à jour le 26 janvier 2024)

Professeur titulaire dans notre Département, notre collègue Marcelo Otero nous a quittés subitement le 3 janvier 2024, à l’âge de 63 ans.

Marcelo s’est intéressé tout au long de sa carrière aux « règles de l’individualité contemporaine » (2003), soit à l’articulation entre singularités et socialités. Son objet sociologique transversal était ce qu’il nommait « les problèmes sociaux complexes ». Cherchant à suivre la trace du rapport à la normativité (2013), il s’interrogeait sur ce qui pose problème, à qui cela pose problème, dans quels contextes sociaux et pour quels effets. La santé mentale et la dépression (2010), le rôle des institutions dans la construction de ces phénomènes (2017), la consommation de drogues et ses conséquences (2006), la souffrance sociale (2014), étaient ses sujets de prédilection. Il était de surcroit un spécialiste de Foucault, dont la pensée déstabilisante et féconde « renouvelle les manières traditionnelles de philosopher, de penser le social, de faire l’histoire, mais surtout de problématiser les enjeux de société » (2021), tel qu’il aimait le rappeler.

Marcelo était un sociologue doté d’une imagination et d’une créativité hors du commun. Maitrisant dans plusieurs langues ses classiques et les canons de sa discipline, il cherchait constamment à les dépasser et à proposer de nouvelles avenues de réflexion. En ce sens, il a fait bouger les lignes, dépoussiéré certaines idées, proposé de nouveaux regards dans des domaines historiquement constitués et parfois fossilisés. Sa passion du débat, son insatiable volonté de déconstruire pour renouveler et moderniser la pensée sociologique est au centre de son approche comme chercheur et a favorisé la diffusion de sa pensée dans de nombreux pays.

Pédagogue passionné, animé par un profond désir de partager ses connaissances comme ses questionnements, Marcelo a enseigné autant au baccalauréat qu’aux cycles supérieurs. Il a accompagné de très nombreux étudiant-e-s à la maîtrise et au doctorat. Sa disponibilité et l’intérêt sincère qu’il portait à chaque objet de recherche dans sa singularité, étaient particulièrement appréciés. Sa rigueur et l’exigence d’excellence qu’il transmettait également aux étudiant-e-s qu’il supervisait ont certainement été déterminantes dans leurs parcours.

À l’ensemble de ses tâches académiques s’ajoutait un engagement profond envers l’institution uqamienne, qu’il chérissait et critiquait tout à la fois. Son mandat de directeur du Département de 2016 à 2019 laissera une empreinte mémorable au sein de notre collectif par l’ampleur et la générosité de son investissement. Le Département de sociologie et la communauté scientifique ont perdu un grand intellectuel qui a su construire des liens avec des gens de toutes appartenances et de tous milieux. On se souviendra de Marcelo comme d’un être chaleureux, disponible et ouvert aux autres.

Il nous manquera.

Pour entendre Marcelo nous parler de son parcours, de Buenos Aires à Montréal, et esquisser quelques-unes des thématiques mentionnées ci-dessus, nous vous invitons à lire l’entrevue suivante, publiée dans le magazine Siggi : https://revuelespritlibre.org/de-pres-personne-nest-normal-entretien-avec-marcelo-otero

La famille de Marcelo Otero organise une cérémonie le samedi 27 janvier à partir de 14h: https://www.memoria.ca/avis-de-deces-marcelo-otero.html?disparuID=Mzg1MzY%3D

Parallèlement, le Département de sociologie organise un hommage à Marcelo Otero à l’UQAM, le jeudi 8 février à partir de 17h, salle D-R200. Lien Facebook de l’événement: https://facebook.com/events/s/hommage-a-marcelo-otero/1354741742594129/

Le Département de sociologie de l’UQAM

Universitaire d’un jour

logo universitaire d'un jour

15 janvier 2024 – Bienvenue aux personnes étudiantes du Collège Bois-de-Boulogne qui nous visitent aujourd’hui à l’occasion de l’activité Universitaire d’un jour en sciences humaines!

Durant toute la journée, les départements de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM offrent la possibilité d’assister à des cours, de visiter des laboratoires et de participer à des ateliers. Des visites guidées du campus sont aussi offertes.

Téléchargez la programmation complète au format pdf en cliquant ici.

Pour toutes questions concernant l’Université d’un jour en sciences humaines de l’UQAM, communiquez avec Nancy Moreau, coordonnatrice à la Faculté des sciences humaines.

Bonne visite!

La Faculté des sciences humaines de l’UQAM se distingue par la qualité de ses programmes d’études et concentrations dans différents domaines des sciences humaines. Cliquez ici pour en savoir davantage sur nos programmes de 1er cycle. 

Le cycle de conférences Hugues Leblanc, rendez-vous annuel en philosophie de l’UQAM

Stéphanie Ruphy, professeure et philosophe (École normale supérieure / Université Paris Sciences & Lettres)
Stéphanie Ruphy, professeure et philosophe (École normale supérieure / Université Paris Sciences & Lettres)

14 novembre 2023 – Organisé par le Département de philosophie de l’UQAM, cet événement annuel célèbre la mémoire du grand logicien et philosophe québécois Hugues Leblanc (1924-1999) qui fut, entre autres, professeur associé au Département de philosophie de l’UQAM. Se déroulant sur plusieurs jours, il se structure autour d’une série de présentations délivrées par une conférencière ou un conférencier de renommée internationale, et d’interventions de professeures et professeurs issus d’universités canadiennes ou étrangères, sur une thématique relevant de la philosophie analytique.

L’édition 2023 de l’événement a eu lieu les 12 et 13 octobre 2023, dans les locaux du Département de philosophie de l’UQAM et en ligne. La professeure Stéphanie Ruphy (École normale supérieure / Université Paris Sciences & Lettres) y a présenté trois conférences autour du thème «Science et démocratie». Spécialiste de la philosophie des sciences, Stéphanie Ruphy est une des principales philosophes francophones qui a réfléchi sur les implications sociales de la recherche et de la connaissance scientifique dans la société démocratique, développant une conception engagée de la recherche scientifique. Les conférences étaient commentées tour à tour par la professeure et les professeurs invités Amandine Catala (philosophie, UQAM), Julien Prud’homme (sciences humaines, UQTR) et Jocelyn Maclure (philosophie, McGill).

Près d’une centaine de personnes ont participé à l’événement, un public composé de personnes étudiantes, de membres du département ainsi que de chercheuses et chercheurs en sociologie, en histoire des sciences et en sciences, technologie et société. Selon Vincent Guillin, professeur et directeur du Département de philosophie, il s’agit de l’activité annuelle la plus importante pour le département. «…elle permet de réunir la communauté autour d’une question ou d’un problème abordé par une ou un philosophe de renommée mondiale dont les exposés sont discutés par d’autres spécialistes en philosophie ou en sciences sociales et qui donnent lieu à des discussions vives et animées.» Il est particulièrement intéressant pour les personnes étudiantes de voir à l’œuvre une ou un philosophe internationalement reconnu et de discuter, lors des rencontres informelles qui accompagnent les conférences, des réalités du métier de chercheuse ou chercheur, du marché de l’emploi, des sacrifices à faire pour le devenir et, bien sûr, des bons côtés du métier.

Toujours selon le professeur Guillin, s’il est un fait saillant à retenir du cycle de conférences de cette édition, c’est qu’on a bien mis en évidence que la science ne pouvait pas se penser indépendamment de la société et qu’il y avait une obligation pour les scientifiques de répondre à un certain nombre de demandes sociales tout en faisant l’effort de ne pas sacrifier les valeurs qui guident la recherche scientifique. À titre d’exemple, on demande de plus en plus au public de participer à la détermination de politiques scientifiques, mais souvent les scientifiques prennent cette exigence comme une formalité sans vraiment espérer un bénéfice intellectuel ou épistémique de l’intervention des publics profanes. Or, il y a un véritable intérêt pour certains types de recherches de faire appel aux expériences des gens qu’elles touchent.

Les cycles de conférences Hugues Leblanc sont des événements centraux de la vie du Département de philosophie depuis 2007. Alors qu’auparavant ces conférences se penchaient principalement sur des problématiques logiques ou scientifiques, à court terme, elles pourraient s’ouvrir à de nouveaux horizons, notamment éthiques ou politiques. En effet, la philosophie analytique telle que pratiquée par Hugues Leblanc, par son exigence de précision et de clarté, peut aussi contribuer à la clarification de ce genre de questions. 

Par ailleurs, les problématiques abordées dans les conférences Hugues Leblanc font partie du celles étudiées dans les programmes de maitrise et de doctorat en philosophie. Pour en savoir davantage sur ces programmes, on consulte le site web du registrariat ou celui du Département de philosophie de l’UQAM.

Le cycle de conférences Hugues Leblanc 2023 a bénéficié du soutien financier du Département de philosophie de l’UQAM, de la Chaire de recherche du Canada sur l’injustice et l’agentivité épistémiques, de la Chaire de recherche du Canada en philosophie des sciences de la vie, du Centre de recherche interuniversitaire sur la science et la technologie (CIRST) et du décanat de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM.

À la rencontre de peuples autochtones du Québec et d’Amazonie avec deux étudiantes

Camille Ouellet et Bérénice Mollen-Dupuis

Bérénice et Camille ont pris part aux séminaires «Au rythme des eaux: Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et de l’Amazonie», un programme court de 2e cycle du Département de sciences des religions de l’UQAM. Découvrez leurs aventures et leurs journaux de bord sur le compte Instagram de la faculté des sciences humaines de l’UQAM!

Si vous n’avez pas de compte Instagram, pas de soucis! Les images et les textes de Bérénice et Camille seront consignés dans le blogue ci-bas, avec même quelques bonus quand les textes sont trop longs pour les médias sociaux. 🙂

Pour en apprendre davantage sur leur séjour en Amazonie, lisez l’entrevue de Bérénice et Camille avec Actualité UQAM en cliquant ici.

Sur le terrain à Manawan, Québec (1/8) – Camille Ouellet

15 au 18 septembre 2022

Bonjour! Kwei!

Moi c’est Camille, je suis étudiante à la maîtrise en science des religions et membre du groupe @portage.2023.

Après un bac par cumul en sciences humaines, un arrangement d’une multitude de cours assez théoriques, à l’exception des derniers cours de ma majeure en anthropologie contemporaine, je me trouvais enfin à vivre une expérience terrain. Le terrain pour moi, c’est la richesse de la rencontre, et de tout ce qui en découle. J’espère que je réussirai à vous transmettre une infime partie de cette richesse, ainsi qu’une part de la reconnaissance et du respect que j’ai pour tous les partages et toutes les personnes que j’ai pu rencontrer.

Dans le cadre du premier séminaire de ce programme court, nous avons eu la chance de nous rendre à la communauté de Manawan, située dans Lanaudière, l’une des trois communautés de la Nation atikamekw. En fait, notre séjour se déroulait en territoire, dans le Nitaskinan (notre terre en atikamekw) sur le site Matakan, un site communautaire. Ça a été le début d’une longue suite de premières pour moi, qui se poursuit encore aujourd’hui. Lors de ces quelques jours passés au site j’ai dormi sur du sapinage, appris à dépecer de l’orignal, (re)appris à arranger des poissons, appris à faire de la banique – voir la photo où j’en suis énormément fière – et j’ai rencontré des personnes formidables, qui ont partagé avec nous leurs cultures, leurs expériences ainsi que le travail qu’elles et ils font au sein de leur communauté, de leur Nation. Ça a été le commencement de multiples partages et relations, qui continuent de m’enseigner énormément. L’espace et l’accueil de l’équipe de Tourisme Manawan et aussi de chaque personne invitée qui sont venues nous rencontrer ont été incroyables. Bien que très bref, notre séjour nous a permis d’en apprendre un peu sur les processus de négociations territoriales globales menés par la Nation, sur les initiatives concernant du Conseil des femmes et des jeunes, sur les enjeux concernant la transmission des savoirs puis sur la préparation du mos (orignal) et de l’okacic (doré).

Malgré les nuits qui s’annonçaient froides, la chaleur des feux entretenus avec beaucoup d’enthousiasme et les multiples fous rires nous ont gardés au chaud! C’était de bon augure pour la suite de nos aventures en tant que groupe!


Sur le terrain à Essipit, Québec (2/8) – Bérénice Mollen-Dupuis

Essipit, Nitassinan, du 25 au 28 mai 2023 

Kuei, Bérénice nitishinikashun. Ekuanitshit nutshin. Bonjour, je me nomme Bérénice et je suis Innu de la communauté de Ekuanitshit. Je suis étudiante au Baccalauréat en droit, mais je suis aussi bachelière en enseignement de la musique, diplômée de l’UQÀM en 2005.  

Comme Camille, je me suis trouvé à participer à cette merveilleuse aventure qui m’a permis d’explorer une partie du Brésil amazonien. J’ai pu découvrir un territoire magnifique et une population autochtone diversifiée et généreuse. Mais surtout, de voyager avec des collègues étudiants incroyables, que je ne connaissais pas tous, mais que je peux appeler aujourd’hui nuitsheuakanat *mes ami.e.s*. 

Contrairement à Camille, je n’ai pas fait partie des deux premiers séminaires. Je n’ai donc pas participé à la sortie sur le Nitaskinan, le territoire Atikamekw. Ma première activité terrain fut à Essipit, une communauté Innue aux portes de la Côte-Nord. Une communauté que je connaissais déjà, mais qu’on m’a fait découvrir à travers d’autres yeux.  

En plus de découvrir les beautés d’un territoire en bord de mer, nous avons été accueillis par les Essipiunnuat qui nous ont fait don d’enseignements historique et politique de leur communauté.  

Cette activité terrain avait aussi pour but de bâtir des liens entre les participants du groupe Portage. Il est certain que notre hébergement là-bas ne représentait aucunement ce qui nous attendait sur le bateau quelques semaines plus tard, mais, j’ai dès cette première sortie ressentie une connexion avec tous les membres du groupe. J’ai pu voir au travers les activités proposées qu’un réel partage se ferait avec la gang et que tous étaient sensibles à l’autre.  

Les 4 jours passés à Essipit avec le groupe m’ont tout de suite fait comprendre que l’humour serait plus que présent dans le voyage. L’humour est pour moi une grande qualité, il guide mes actions et m’a très souvent aidé à passer les moments les plus difficiles. J’ai donc compris que j’étais prête à partir 3 semaines avec la gang de Portage!  


Sur le terrain à Belém, Brésil (3/8) – Camille Ouellet

Belém, Brésil, du 4 au 9 août 2023

Très rapidement est arrivé le moment tant attendu du départ vers le Brésil! Après des mois de préparation, ainsi qu’avec le travail d’envergure de l’équipe d’organisation de l’UQÀM et du côté de nos collaborateurs de l’Université Fédérale de l’État du Pará, notre groupe de 25 se rejoignait à Belém. Le 4 août, on se retrouvait donc presque tous, fébriles et agités malgré la fatigue des heures de déplacements.

Dès la première journée, nous avons été enveloppés dans l’énergie et les couleurs des luttes autochtones de l’Amazonie, avec notre visite du Diálogos Amazónicos. Cet événement politique impliquant huit pays se voulait un espace de discussion sur les différents enjeux touchant la région amazonienne ainsi que sur les pistes de stratégies à investir. Nous avons pu constater la complexité des grands combats qui concernent la région et voir des leaders autochtones qui sont au cœur de ces luttes.

Nous avons ensuite visité le Ver-O-Peso, un énorme marché rempli d’aliments et de produits que nous apprendrions à découvrir au cours de notre séjour. Je n’aurais jamais pu imaginer toutes les saveurs que j’ai expérimentées, simplement la variété de nouveaux fruits dépassait largement la capacité de ma mémoire! Au-delà des saveurs, il s’agissait aussi de textures et de sensations, le jambu étant sans aucun doute le grand gagnant en termes de surprises!

En face de la ville de Belém se trouve Ilha do Combu, un ensemble d’îles composées de terres inondables (varzea) où habitent des populations autochtones. Nous sommes allés visiter l’Associação de Mulheres Extrativistas do Combu, et avons eu droit à une visite guidée de leurs terres en compagnie de professeurs de l’Université d’état du Pará. Nous avons discuté du concept d’unité, de sociobiodiversité ainsi que la culture de l’açaï et de l’andiroba, qui est transformée en huile et est reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires!

Finalement, nous avons visité le Museo Emilio Goeldi et son parc zoobotanique, institution de recherche importante pour la ville depuis 1866, ainsi que le Teatro da Paz, établis depuis 1878.

Après une dernière soirée en ville, c’était déjà le départ vers Santarém, et donc le début de la vraie aventure; le séjour à vivre tous ensemble sur le bateau!


Sur le terrain à Santarém, Brésil (4/8) – Bérénice Mollen-Dupuis

Santarém et le J. Cardoso VII!

Un vol assez court en partance de Belém et hop, nous voilà sur les quais de Santarém, près de la Feira De Peixe (Marché aux poissons), à la recherche du bâtiment sur lequel nous voguerons pour les 2 prochaines semaines. Un moment fort : celui où nous sommes tous embarqués à bord du J. Cardoso VII, le bateau qui nous fera découvrir les merveilles du Rio Tapajos et de l’Amazone. Magnifique bateau blanc et bleu de deux étages, sans mur et avec l’allure d’un bateau à vapeur.

En arrivant, on dépose nos sacs et on part presque immédiatement au marché afin d’acheter notre hamac. Comme tout le monde, j’ai pris le temps pour choisir le mien, et quand je l’ai vu, d’un rouge flamboyant, je savais qu’il serait parfait pour le voyage!

Je veux absolument parler de l’équipage! Celles et ceux avec qui nous allions tisser des liens très forts. Premièrement, le Capitaine, Valdenor, un nom sorti tout droit des récits de la mer! Il nous a conduits vers les plus beaux endroits. Il était accompagné de son équipage, Marcos et Iralson dit Pelado! La grandiose Siderlene, cuisinière en cheffe sur le bateau. Elle nous a plus d’une fois réconfortées. Accompagnée de Sarah et Breno. Nous étions plus que bien entourés.

L’adaptation sur le bateau s’est faite extrêmement vite. Nous étions en majorité installés sur le pont supérieur, nos hamacs colorés se touchant constamment. Les voir se balancer au vent, c’était magnifique!

Le bateau fut le lieu de plusieurs activités. Soirées de danse et de chant, nuits à observer les étoiles, rencontres étudiantes, repas communautaires, préparations d’expédition en forêt! C’est aussi sur ce bateau que j’ai pu faire découvrir l’art du perlage à Camille!

Je veux rajouter, en terminant, que c’est pas mal à ce moment-là que j’ai commencé à répéter cette phrase : C’EST TU MOI OU IL FAIT CHAUD !!!! Tous les jours! Demandez à @LaurentJérôme le professeur et responsable du programme!   


Sur le terrain à Alter-do-Chão, Brésil (5/8) – Camille Ouellet

Du 12 au 14 août 2023

J’avais longuement entendu parler d’Alter-do-Chao par les étudiants de l’ancienne édition, et en y arrivant, j’ai rapidement compris pour quelles raisons. Bien que les photos ne soient pas en mesure de rendre justice totalement, cela permet bien de voir que ces paysages et ces plages sont dignes de cartes postales. Cette destination touristique est aussi un territoire autochtone, lutte de reconnaissance notamment portée par le groupe @Surarasdotapajos, que nous avons eu la chance de rencontrer. Cette rencontre a été un moment d’échange riche et émouvant, Olivia, membre de notre groupe, a pu partager l’histoire de Joyce Echaquan et l’initiative du @principedejoyce avec le groupe des femmes, qui travaillent elles aussi contre le racisme et la violence vécus quotidiennement par les femmes autochtones. Le mot Surara signifie d’ailleurs guerrière en nheengatu, langue autochtone enseignée dans les écoles autochtones de la région que nous avons visitée!

C’est aussi à cet endroit que nous avons rencontré quatre étudiants autochtones de l’Université fédérale de l’Ouest du Pará, qui nous ont fait tout un cours sur l’histoire des mobilisations autochtones de la région et des luttes autochtones au sein de l’institution de l’université. Moi qui avais tendance à me trouver jeune quant au reste du groupe, j’ai été impressionné en apprenant que nos éloquents et éloquentes « professeurs » étaient plus jeune que moi! On nous voit bien tous assis un peu partout (et n’importe comment) sans que cela nous empêche d’être totalement attentifs, dans mon cas, presque plus qu’en classe. Nous avons ensuite discuté en petit groupe avec eux, en cercle dans l’eau, et c’est un moment qui reste gravé dans ma mémoire, chacun essayant d’en comprendre plus sur la réalité de l’autre. C’est échange qui s’est poursuivi dans un colloque organisé avec eux, environ 10 jours plus tard.

Nous sommes aussi allés à l’Escola da Floresta, un endroit formidable dont la mission est l’éducation environnementale et la préservation de la tradition orale ainsi que de la forêt. Nous avons pu voir le processus de transformation du manioc, racine très présente dans la cuisine locale sous une multitude de formes, de textures et même de goûts! En fait, les repas sur le bateau étaient dans mes moments favoris, la super cuisinière Siderlene surpassant à chaque fois mes attentes et tombant toujours à point. D’ailleurs, c’est à Alter-do-Chão que se trouve son restaurant, je vous laisse l’image ici si jamais vous vous trouvez à y être, vous ne serez pas déçus! Je voulais aussi vous partager une autre image de l’intérieur du bateau, qui déjà à ce point dans le voyage était synonyme de réconfort, chaque repas partagé, chaque discussion au coucher de soleil et chaque journée (aussi chaudes qu’elles étaient) m’apportant le sentiment profond de reconnaissance pour chacune de ses rencontres.


Sur le terrain à Jamaraquá, Brésil (6/8) – Bérénice Mollen-Dupuis

Il s’en est passé des choses lors de notre passage de 2 jours à Jamaraquá. À notre réveil, nous nous sommes préparés pour une expédition en forêt afin de découvrir la faune et la flore amazonienne. Qu’elle ne fût pas ma surprise lorsque, à la descente du bateau, j’ai compris que la marche serait de 9km avec une surprise à mi-parcours : l’Igarapé de Jamaraquá !

Mais avant d’arriver à cette magnifique source, nous avons pu découvrir la Floresta Nacional do Tapajos en parcourant un sentier en montagne. Notre groupe était divisé en 3 équipes, tous accompagné d’un guide. Notre guide a fait plusieurs arrêts afin de nous montrer les différents arbres et insectes de la région. Beaucoup de fourmis, dont celles nommées « fourmis balle de fusil »! Disons que lorsque notre guide nous l’a montrée au bout d’un bâton et qu’elle l’a échappé, j’ai reculé de 3 pas! Nous avons aussi vu des arbres centenaires, immenses. «Ils ont vu les anciens» nous dira notre guide.

Après plus de deux heures de marche, la voilà enfin : l’Igarapé de Jamaraquá, la source d’eau fraîche! Cachée dans un lieu qui semble inatteignable. La beauté de ce lieu en a grandement valu la marche. Je ne me suis pas fait priée pour y plonger, car, J’AVAIS CHAUD!

Probablement dû aux effets du chaud et du froid intense, je me suis mise à avoir des vertiges. Je me suis étendue afin de reprendre mes esprits et c’est là que j’ai senti toute la bienveillance de notre groupe. Pour me soulager, la moitié du groupe a essayé de me nourrir de gâteau et de bonbon en forme d’avion, gardé depuis le vol précédent. Tous m’ont offert leur précieuse eau. Il a ensuite été décidé que je devais retourner au bateau afin de mieux me remettre, ce qui m’a valu une «ride» en moto en pleine forêt amazonienne! J’avais carrément l’impression de faire une course en speeder sur la Lune forestière de Endor, pour ceux qui voit la référence. Un moment magique et terrifiant! Je me suis rendu e au bateau et j’ai pu manger encore plus de gâteau!

Le soir même, nous avons embarqué sur des pirogues et sommes parties à la recherche de jacaré aussi connu sous le nom d’alligator. Là aussi ce fut magique! En pleine nuit, dans un silence incroyable avec seulement une lampe torche, nous avons parcouru une rivière calme et sinueuse. Le ciel ce soir-là était grandiose. Toutes ces étoiles formant la Voie lactée, j’en oubliais les jacarés. Dans notre pirogue, nous étions 4 accompagnées d’une guide qui connaissait parfaitement la rivière. Aucun jacaré en vue pour nous, mais malgré ça, je referais ce tour de pirogue avec ce petit groupe n’importe quand tellement j’ai ri. Nous avions quand même avec nous, à l’arrière de la pirogue, un grand pisteur de jacaré, !

Le lendemain, toujours à Jamaraquá, nous avons pu être initiés à l’art de la production du latex et son artisanat ainsi que la fabrication de bijou fait à partir de semence morototo. Quelle ne fut pas ma surprise de revoir nos guides en forêt et de pirogue de la veille. J’ai bien sûr remercié grandement mes sauveteurs! J’ai aussi compris tout le travail que cette communauté fait pour préserver et faire connaître leur territoire. Des gens avec de grands Savoirs. Ma soif de connaître l’artisanat fut aussi bien étanchée! Les bijoux naturels et colorés de cette communauté m’ont grandement inspirée. Et, bien sûr, je me suis laissé tenter par beaucoup trop d’objets!

(crédits photo : Ulysse et Alma)


Sur le terrain à Villa Franca, Brésil (7/8) – Bérénice Mollen-Dupuis

Villa Franca! Une de mes destinations préférées. Nous avons passé plus de 3 jours dans ce village dont je suis tombée sous le charme.

Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par Enoque, frère du cacique (chef et lui-même ancien cacique du village). Avec ses tatouages corporels au génipapu, j’étais hyper impressionnée! Les tatouages corporels non permanents sont faits à partir du génipapu, qui est le fruit d’un arbre que l’on retrouve au Brésil et dont les pulpes sont utilisées pour faire une huile noire, comme une encre.

Notre bateau était accosté à environ 30 minutes de marche du village. Mais je ne sentais pas la longueur des marches que nous faisions, car la route était superbe. Une route de terre, aucune automobile, quelques motos, mais surtout des gens à pied ou à vélo.

Nous sommes arrivées pendant les célébrations de la Neuvaine Notre-Dame de l’Assomption. Les festivités duraient les journées entières et se poursuivaient aussi en soirée et étaient surtout concentrées dans la partie non autochtone de Villa Franca.

Une des soirées les plus belles que j’ai passée était sans contredit notre soirée de danse de Calimbo avec tout le village. Nous avons dansé presque toute la nuit et nous avons eu la chance de voir de magnifiques, et quelque peu effrayant, feux d’artifice. Une soirée qui me rappelait beaucoup celles de mon enfance dans ma communauté de Ekuanitshit. Seulement, nous n’avions pas de Calimbo, mais du makusham!

C’est aussi à Villa Franca que j’ai eu l’honneur d’avoir un tatouage corporel au génipapu, peint par Abraão, cacique du village. Il m’a peint le symbole de sa famille, le Yi Mbuia : le boa. J’ai porté ce tatouage corporel pendant plus de 2 semaines avec la plus grande fierté!

Comme je l’ai répété à plusieurs reprises, j’avais chaud! Mais ce village, je le garde dans mon cœur et j’espère pouvoir y retourner un jour encore.

Sur le terrain à Arapixuna, Brésil (8/8) – Camille Ouellet

Dénouements et échanges

Je crois que je peux dire avec certitude que l’un des mots que j’ai le plus utilisés dans mon carnet de bord est échange, ou comme j’ai appris à le dire de « troca ». Et pourtant, ça ne m’a pas empêchée d’être prise de court lorsqu’une personne de la communauté de Arapixuna, dernière étape du voyage, m’a demandé en quoi notre visite consistait réellement un échange. Et pourtant, lorsque je pense à l’ensemble de mon parcours depuis mon inscription au programme court, de nombreux échanges me viennent en tête, et c’est ce que je souhaite partager.

Une partie importante de ce séminaire terrain était la préparation de présentations sur les réalités autochtones du Québec, que nous allions présenter au Brésil, soit dans les communautés ou dans le colloque final, organisé avec les étudiants autochtones rencontrés plus tôt et leur université. J’ai été heureuse donc de pouvoir partager à des jeunes des écoles que nous avons visités (et à des moins jeunes) des images du Nitaskinan ainsi que du travail de la peau et de l’écorce réalisé par les Atikamekw, surtout aux côtés de membres de la communauté de Manawan! Le colloque a également été un moment très important, se déroulant l’ultime journée de séjour, où j’ai pu voir la fierté sur les visages de mes amis qui y ont fait des présentations, ainsi que sur le visage de toutes les personnes ayant participé à l’organisation de cet espace. Ces deux moments ont été pour moi des lieux de discussion, d’écoute et de partage profondément sensibles et humains, qui s’ancraient réellement dans cette idée d’échange.

Je crois que l’un des moments les plus marquants reste tout de même l’instant, lors de notre dernière soirée où, après avoir partagé un dernier repas sur la plage, nous avons fait un makusham (danse traditionnelle innue) tous ensemble, avec tous les membres de l’équipage et de l’équipe de cuisine! Même si le vidéo ne porte pas justice au moment, je tenais à le partager. Je remercie chacune des personnes avec qui j’ai eu la chance de tisser des liens à travers ce séjour, au sein de notre groupe, mais aussi au-delà. Je recommencerais demain sans hésiter!


Restez à l’affût pour la suite!


Pour en savoir davantage sur le programme

Le programme court de 2e cycle en sciences des religions permet aux personnes étudiantes d’approfondir leurs connaissances de la culture et des religions d’une région donnée ou d’analyser et traiter d’un sujet d’actualité relié aux sciences des religions. Le programme permet de s’initier à la recherche de terrain (et à ses multiples embûches) en territoire indien, népalais, amazonien, français, québécois, etc. selon la thématique de l’année en cours.

Chaque année, une thématique particulière est associée au programme court et détermine les 3 séminaires qui le constituent.

Pour plus d’information sur la thématique pour l’année à venir, consulter le site du Département de sciences des religions:

Pour plus d’information concernant l’admission au programme, consultez le site web du registrariat.

Les sciences des religions à l’UQAM

Né avec la création de l’UQAM comme université publique, démocratique et laïque, le Département de sciences des religions de l’UQAM, qui n’a aucune attache confessionnelle, offre à tous les cycles des formations ouvertes, polyvalentes et critiques : 3 programmes au 1er cycle, 3 au 2e cycle; et un doctorat conjoint.

Ses enseignements et ses recherches multidisciplinaires mettent l’accent sur 2 grandes déclinaisons du phénomène religieux :

  • Les traditions religieuses, leur histoire et leur présence dans le Québec contemporain;
  • Les dimensions religieuses et éthiques de la culture, des productions culturelles, des institutions sociales et de la subjectivité individuelle.

En outre, le département participe aux concentrations en études autochtones, ainsi qu’en études féministes. Il est aussi responsable de la formation sur le programme Culture et citoyenneté québécoise des futurs enseignants.

Visitez le site web du Département de sciences des religions pour en savoir davantage!

Ciné-histoire: Gangs of New-York au Cinéma du musée

Pascal Bastien et Martin Perticlerc du Département d'histoire de l'UQAM
Pascal Bastien et Martin Perticlerc du Département d’histoire de l’UQAM

1er novembre 2023 – Le Ciné-histoire a vu le jour il y a un peu plus de deux ans au Cinéma du Musée, sis en face du Musée des Beaux-arts de Montréal, au centre-ville, sur la rue Sherbrooke Ouest. Sa première projection s’est tenue le 30 septembre 2021 avec Paths of Glory de Stanley Kubrick. Véritable ciné-club, le Ciné-histoire propose des cycles thématiques de projections de films autour d’un ou d’une cinéaste, d’une époque ou d’une question commune. Les projections sont précédées d’une brève présentation du film et suivies d’une discussion animée par une historienne ou un historien. Le plus récent cycle du Ciné-histoire, sur le thème «À l’ombre du XIXe siècle» s’est conclu le jeudi 26 octobre avec la projection du film Gangs of New-York de Martin Scorsese (2002).

Affiche de la projection de Gangs of New York au Ciné-histoire

Pour l’occasion, Pascal Bastien, organisateur du Ciné-histoire et professeur au Département d’histoire, a invité son collègue Martin Petitclerc à présenter le film et à animer la discussion qui a eu lieu après la projection. Les interventions du professeur Petitclerc, spécialiste de l’histoire des politiques sociales, des mouvements sociaux et de la classe ouvrière, ont permis d’approfondir les dimensions historico-politique et sociale du film de Scorsese. Les discussions se sont poursuivies longtemps après la projection, et ce, jusque dans les allées de la salle qui se vidait tranquillement après la clôture de l’événement. Selon Pascal Bastien, cette véritable ambiance de ciné-club est une des composantes du succès des cycles de Ciné-histoire.

Au fil du temps, Ciné-histoire s’est développé un public fidèle et participatif, composé non seulement de personnes étudiantes mais aussi de personnes de tous horizons et de toutes les générations. Dans un heureux mélange de cinéphiles férus d’histoire, cet auditoire est fidèle au rendez-vous des différents cycles de projections et s’implique dans les discussions. La salle du Cinéma du Musée se prête parfaitement à l’occasion, elle possède une qualité sonore et visuelle digne des grandes salles commerciales et une scène qui facilite les discussions, à la manière d’un cinéma de répertoire.

Le prochain cycle, Rome face à l’histoire, aura lieu du 7 décembre 2023 au 23 mai 2024. Il débutera avec Caravaggio, de Derek Jarman (1986). Le programme complet de Ciné-histoire est disponible sur le site du Cinéma du Musée en cliquant ici. Ciné-histoire est une présentation du Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS).

Pour en savoir davantage sur les offres de programmes en histoire à l’UQAM, visitez le site web du Département d’histoire.

Nouvelle date limite pour le prix Les sciences humaines changent le monde

20 octobre 2023 – Le Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines prolonge l’appel à candidatures pour le prix Les sciences humaines changent le monde. Nouvelle date limite lundi 6 novembre 2023 à 17 h.

Ce prix récompense un projet, réalisé par une ou plusieurs personnes diplômées de la Faculté, qui se distingue par ses retombées sociales, humaines, culturelles ou communautaires.
D’une valeur de 1 000 dollars, il vise à reconnaître l’impact de projets sur les individus, les familles, les communautés et les sociétés.

Les règlements, les critères d’évaluation et la façon de soumettre un dossier de candidature sont disponibles sur le site web du Conseil de diplômés de la faculté.

Nous vous invitons à diffuser largement ce concours parmi vos collègues, amis et connaissances diplômées de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM.

Découvrez le projet de la lauréate de l’édition 2022

bouchera belhadj

Bouchera Belhadj, baccalauréat en psychologie, 2021
Pour le projet de balado-documentaire intitulé Génération 1.5

Le film «Essentiels» présenté à Ciné-socio

Affiche du film «Essentiels»
Affiche du film «Essentiels»

17 octobre 2023 – Depuis déjà un peu plus d’un an, le Département de sociologie organise des projections de documentaires suivies de séances de discussion avec les artisanes et artisans du film, à l’UQAM, à raison d’un jeudi soir par mois. Le jeudi 12 octobre dernier, on présentait le documentaire «Essentiels», qui traite des enjeux des travailleuses et travailleurs immigrants temporaires ou demandeurs d’asile au Québec et de leur statut paradoxal de «travailleurs essentiels».

Sonia Djelidi et Sarah Champagne, scénaristes et protagonistes du film, sont venues à la rencontre du public uqamien pour présenter leur œuvre. La période de discussion qui a suivi la projection a permis à l’auditoire d’obtenir un accès privilégié à la pensée et à la démarche des invitées ainsi qu’à des informations inédites et même quelques anecdotes à propos de la production du film et de la suite des péripéties des protagonistes.

comité organisateur du ciné-socio et leurs invités
Le comité organisateur du Ciné-socio, du Département de sociologie, en compagnie des invitées. Première rangée: Leila Celis, Sonia Djelidi et Sarah Champagne. Deuxième rangée: Marcos Ancelovici et Paul Eid.

Les projections du Ciné-socio sont ouvertes au grand public et donnent lieu à des échanges des plus enrichissants. Ces soirées, dignes des meilleurs ciné-clubs et festivals, abordent des enjeux de société pertinents et stimulent la vie sur le campus de l’UQAM.

Prochainement à l’écran

16 novembre 2023: «Ressources» de Hubert Caron-Guay et Serge-Olivier Rondeau, suivi d’une discussion avec les réalisateurs animée par Magali Uhl, professeure au Département de sociologie de l’UQAM. Exceptionnellement, la projection sera coorganisée avec le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) et aura lieu dans la salle Jean-Claude Lauzon (J-S1430), au Pavillon Judith Jasmin de l’UQAM. Nous commencerons à 17h30 avec de la pizza et des boissons!

7 décembre 2023: «Into the Weeds: Dewayne ‘Lee’ Johnson vs. Monsanto Company» de Jennifer Baichwal. Discussion animée par Louise Vandelac, professeure au Département de sociologie de l’UQAM.

Consultez la page du Ciné-socio sur le site web du département en cliquant ici.

Psychologie, sexologie ou travail social à l’UQAM : conseils pour vos demandes d’admission et alternatives aux programmes contingentés

10 octobre 2023 – Les baccalauréats en psychologie, sexologie et en travail social à l’UQAM sont très convoités et ils sont contingentés. Dans cet article, retrouvez des conseils pour préparer vos demandes d’admission ainsi que des alternatives à considérer pour une admission éventuelle en psychologie, en sexologie ou en travail social

Conseil numéro 1 : vérifiez les conditions d’admission 

En psychologie et en sexologie, on exige des cours préalables de méthodes quantitatives et de biologie humaine. Ceux-ci doivent être réussis avant l’entrée dans le baccalauréat.

En travail social, il n’y a pas de cours préalables. Toutefois, une expérience pertinente d’au moins 300 heures (emploi ou bénévolat) sera exigée si vous n’étudiez pas dans un DEC relié aux sciences humaines.  

Conditions d’admission en psychologie 

Conditions d’admission en sexologie 

Conditions d’admission en travail social

Conseil numéro 2 : évaluez vos chances  

Vous devez répondre aux exigences d’au moins une des bases d’admission proposées, la plus avantageuse sera retenue au moment de la sélection. 

Si vous provenez directement du cégep, c’est votre cote R qui compte. Vérifiez celle de la dernière personne admise (année précédente) dans les baccalauréats visés.  

Votre dossier pourrait aussi être évalué selon vos notes universitaires ou votre expérience professionnelle, le cas échéant.  

Conseil numéro 3 : utilisez vos 3 choix sur votre demande d’admission

La prudence et l’anticipation sont de mise! Nous suggérons fortement d’utiliser les 3 choix de programmes autorisés sur votre demande d’admission. Ainsi, en cas de refus dans votre programme de premier choix, vous pourriez être accepté dans un champ d’études qui vous intéresse et qui pourrait éventuellement servir de porte d’entrée dans un programme contingenté. 

En effet, la Faculté des sciences humaines offre plusieurs certificats non contingentés qui peuvent être combinés dans un baccalauréat par cumul et parfois même servir de porte d’entrée pour la psychologie, la sexologie ou le travail social.  

Voici 3 certificats qui abordent les enjeux liés à des populations spécifiques, à considérer en plan B aux programmes contingentés, selon vos intérêts. 

Certificat en études féministes  

Dans ce certificat, on s’intéresse aux enjeux qui touchent les femmes, les féminismes et les rapports sociaux de sexe. Certains cours offerts se retrouvent également dans les baccalauréats en psychologie, en sexologie et en travail social. 

Certificat en immigration et relations interethniques  

Ce programme a des cours en commun avec le baccalauréat en psychologie et le baccalauréat en travail social. À considérer pour les personnes qui s’intéressent aux phénomènes migratoires contemporains et aux relations interethniques.   

Par ailleurs, il est à noter que le certificat en études critiques des sexualités aborde des enjeux en lien avec la sexualité qui bousculent les normes sociales. Certains cours offerts dans ce programme se retrouvent également dans le baccalauréat en sexologie. Il est à noter que ce certificat est contingenté (voir les conditions d’admission en cliquant ici). 

Conférence pour vous aider à préparer votre admission  

Au-delà de l’image que l’on se fait de la psychologie, de la sexologie ou du travail social, il est important de bien comprendre en quoi consistent ces programmes d’études. Quels sont les débouchés après le baccalauréat ? Combien d’années d’études supérieures sont exigées pour faire partie d’un ordre professionnel ?

Une conférence sera offerte pour répondre à toutes ces questions lors des Portes ouvertes de l’UQAM, le samedi 21 octobre 2023, de 13 h 45 à 14 h 45 :

La Faculté des sciences humaines de l’UQAM se distingue par la qualité de ses programmes d’études et concentrations dans différents domaines des sciences humaines. Cliquez ici pour en savoir davantage sur nos programmes de 1er cycle. 

Faculté des sciences humaines de l’UQAM

Incontournable du domaine des sciences humaines et sociales, la Faculté des sciences humaines de l’UQAM propose des programmes d’études solidement ancrés tant sur le plan théorique qu’empirique. Elle offre un milieu universitaire dynamique, stimulant et inclusif propice à la réalisation de recherches novatrices, à la liberté intellectuelle et à la démocratisation des savoirs.

Coordonnées

Faculté des sciences humaines
Local DS-1900
320, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 1L7