Colloque international – « Il y a 50 ans : Mai 1968 », les 17 et 18 mai 2018

Présentation du colloque

Quoique les commémorations puissent être des prétextes à toutes sortes de récupérations ou d’hagiographies, l’oubli de moments significatifs de luttes sociales est encore plus funeste. Ce colloque souhaite ainsi cultiver la mémoire de l’événement « Mai 1968 », avec tout ce qu’il comporte de densité, d’ambiguïtés et de paradoxes.

Le cadre géographique retenu ne se confine pas à l’épicentre des barricades du Quartier latin à Paris, mais cherche au contraire à considérer ce printemps de la jeunesse dans un plus vaste ensemble, incluant notamment ses avatars européens (Prague), américains (Mexico, San Francisco, Boston, Montréal) et asiatiques (Tokyo). Une approche pluridisciplinaire, conviant l’ensemble des sciences humaines ou sociales, préside à cette rencontre de chercheur(e)s académiques, ou dilettantes (témoins de l’événement), animés par la volonté d’éclaircir l’héritage de ces mouvements sociaux.

Ouvert à toutes et à tous. Gratuit.

Jeudi 17 mai 2018

Local : A-M204

Séance I : 9 h 15 – 12 h 30

9 h 15 : Mots de bienvenue, président de séance, Martin Nadeau, Université du Québec à Montréal

9 h 30 : Jean-Jacques Cadet, doctorant en philosophie, Université Paris 8 : « Mai 1968 comme objet philosophique ».

10 h 15 : Angel Clemente Escobar, docteur international, Université Complutense de Madrid – Université Lille 3 : « Imaginer Paris comme espace idéologique : Mai 1968 dans la littérature ».

11 h : Olivier Bérubé-Sasseville, doctorant en histoire, Université du Québec à Montréal : « Ordre Nouveau (1969 – 1973) : un backlash d’extrême droite dans la foulée des évènements de Mai 1968 ».

11 h 45 : Guillaume Wagner, docteur en philosophie, Université de Strasbourg : « Réaliser l’inaccompli de 68 ».

12 h 30 – 14 h : Pause repas

Séance II : 14 h – 17 h

14 h : Nobuyo Aizawa, maître de conférences, Université Tokyo Keizai : « Comment les mouvements étudiants de 1968 ont influencé le féminisme japonais ? Le cas de Mitsu Tanaka, une icône du féminisme japonais ».

14 h 45 : Fabien Carpentras, Université nationale de Yokohama : « Une histoire qui ne se représente pas : le ‘silence’ du réalisateur japonais Shinji Sômai (1948 – 2001) sur sa participation aux mouvements étudiants japonais en 1968 ».

15 h 30 : James Oscar, candidat à la maîtrise en études urbaines, Institut National de la Recherche scientifique, « Not Remembering the Undercommons : l’« effet Mai 1968 » et la mémoire européenne ».

16 h 15 : Sébastien Lévesque, Université de Montréal, « Par où passe Mai 68 dans l’œuvre de Johan van der Keuken ? ».

Vendredi 18 mai 2018

Local : A-M204

Séance I : 10 h 15 – 12 h 30

10 h 15 : Hugo Randel Torrijo, Université du Québec à Montréal – Université Guadalajara, « Démocratie et discours autour du mouvement 68 en Amérique latine ».

11 h : Moutaa Amine El Waner, Université Paris Dauphine, « Mars 1968 et le non-Mai 68 tunisien ».

11 h 45 : Sophie Némoz, maître de conférences, Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie, Université Bourgogne Franche-Comté, « ‘Vivre au présent en 1968’ et, en 2018 ? Les étudiants de Besançon enquêtent… ».

12 h 30 – 14 h : Pause repas

Séance II : 14 h – 17 h

14 h : Bertrand Cochard, doctorant en philosophie, Université de Nice, « Théorie de la pratique et pratique de la théorie. Guy Debord, l’Internationale Situationniste et Mai 68 ».

14 h 45 : Martin Nadeau, docteur en histoire, département de sociologie, Université du Québec à Montréal : « L’Internationale Situationniste et la critique de la cybernétique autour des événements de Mai 1968 ».

15 h 30 : Conférence de clôture, lecture des propos d’Angéline Neveu, enragée de Nanterre, par Richard Martel, directeur artistique du Lieu et de la revue Inter.

Cocktail 5 à 7 et lancement du n˚ 129 de la revue Inter. Art actuel, consacré aux 50 ans de Mai 1968.

Exposition

Une exposition sur le thème « Il y a 50 ans : Mai 1968 » est présentée à la bibliothèque centrale de l’UQAM ainsi qu’à la bibliothèque des sciences juridiques, au pavillon Hubert-Aquin, du 2 mai au 7 juin 2018.

Renseignements
Martin Nadeau
nadeau.martin@uqam.ca

Faculté des sciences humaines de l’UQAM

Incontournable du domaine des sciences humaines et sociales, la Faculté des sciences humaines de l’UQAM propose des programmes d’études solidement ancrés tant sur le plan théorique qu’empirique. Elle offre un milieu universitaire dynamique, stimulant et inclusif propice à la réalisation de recherches novatrices, à la liberté intellectuelle et à la démocratisation des savoirs.

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