Colloque du Comité d’éthique de la recherche pour les projets étudiants impliquant des êtres humains de la FSH

Journée de réflexion organisée par le Comité d’éthique de la recherche pour les projets étudiants impliquant des êtres humains de la Faculté des sciences humaines (CERPÉ FSH) de l’UQAM, mardi 3 mars 2020, de 9 h à 17 h, au D-R200.
Entrée libre.

L’activité a lieu à la Salle de la reconnaissance (D-R200)
Pavillon Athanase-David (D)

1430, rue Saint-Denis

Horaire

L’activité a lieu à la Salle de la reconnaissance (D-R200)
Pavillon Athanase-David (D)

1430, rue Saint-Denis

9 h / Accueil

9 h 15 / Mot de bienvenue
Anne-Marie Parisot, présidente, CERPÉ FSH

Séance 1
Animateur : Richard Compton, professeur, Département de linguistique, UQAM, et membre du CERPÉ FSH

9 h 30 / Marcelo Otero, professeur, Département de sociologie, UQAM
Pour une sociologie de l’éthique de la recherche contemporaine : banalité du risque, cynisme réflexif et maximalisme moral

10 h / Emanuel Guay, doctorant en sociologie, UQAM
Les enjeux éthiques et méthodologiques liés à la transparence dans la présentation des données ethnographiques

10 h 30 / Pause

Séance 2
Animatrice : Élisabeth Abergel, professeure, Département de sociologie, UQAM, et vice-présidente CERPÉ FSH

10 h 45 / Stéphane Handfield, doctorant en sociologie, UQAM
Le « consentement relationnel » : éthique de la recherche en contexte de consentement partiellement éclairé

11 h 15 / Richard Compton, professeur, Département de linguistique, UQAM
L’élicitation linguistique : un cas particulier pour l’éthique de la recherche

11 h 45 / Pause lunch (prenez note qu’il n’y aura pas de service de repas)

Séance 3
Animatrice : Isabelle Wallach, professeure, Département de sexologie, UQAM, et membre du CERPÉ FSH

13 h 30 / Jean-François René, professeur, École de travail social, UQAM
Recherche participative et questions éthiques : participer, oui, mais à quel prix?

14 h / Catherine des Rivières-Pigeon, professeure, et Marcelo Otero, professeur, Département de sociologie, UQAM
L’éthique et la recherche partenariale dans le domaine de la santé

14 h 30 / Frédéric Parent, professeur, Département de sociologie, UQAM
Le statut du sujet dans l’explication sociologique. Sur la réception de quelques controverses éthiques en ethnographie

15 h / Pause

Séance 4
Animatrice : Isabelle Raffestin, doctorante en travail social, Université de Montréal, et membre représentante de la collectivité, CERPÉ FSH

15 h 15 / Gabrielle Petrucci, étudiante, maîtrise en sexologie, UQAM
Réaliser une recherche auprès de la communauté BDSM montréalaise en adoptant une position d’ allié.e.s : un exemple d’éthique féministe et queer

15 h 45 / Francine Descarries, professeure, Département de sociologie, UQAM, Institut de recherches et d’études féministes;
Myriam Gervais, professeure, Université McGill, Institute for Gender, Sexuality, and Feminist Studies; Berthe Lacharité, coordonnatrice de projets, Relais-femmes
Contribution de la recherche féministe qualitative à l’éthique en recherche

16 h 15 / Discussion
Animateur : Jean-Marc Larouche, professeur, Département de sociologie, UQAM et membre du CERPÉ FSH
Avec Marta Roca i Escoda (Université de Genève) et Jean-Louis Genard (Université libre de Bruxelles)

17 h / Mot de la fin

Pour une sociologie de l’éthique de la recherche contemporaine : banalité du risque, cynisme réflexif et maximalisme moral

Marcelo Otero, professeur, Département de sociologie, UQAM

Cette communication propose 5 pistes d’analyse intimement reliées pour contribuer à comprendre sociologiquement la montée du maximalisme moral en matière d’éthique de la recherche : 1- les transformations intervenues dans les conditions sociétales de « confiance systémique » (Niklas Luhmann) qui dessinent une nouvelle scène normative qui institutionnalise la « méfiance systémique »; 2 – la banalisation du risque (Ulrich Beck) comme rapport sociétal inversée et complémentaire au maximalisme moral dont les effets sur les protocoles de recherche sont structurants ; 3 – l’institutionnalisation du « cynisme réflexif » (Peter Sloterdijk) comme position stratégique courante des acteurs mobilisés autour des enjeux éthiques de la recherche, aussi bien les chercheur.es que les membres des CER qui se plient à un consensus formel et rhétorique pour débloquer les dilemmes éthiques; 4 – l’opposition fondamentale entre « maximalisme moral » et « minimaliste éthique » (Ruwen Ogien) comme l’effet sociétal des nouvelles « conditions normatives de confiance » antinomiques qui distribuent les statuts tantôt de recherche responsable, tantôt de recherche risquée; et 5- la position paradoxale que l’injonction à l’autonomie joue dans l’individualité contemporaine (Vincent Descombes) à la fois comme vertu cardinale (un vrai individu ne peut qu’être autonome) et comme condition systématiquement minorisée par le providentialisme moral qui prétend l’encadrer dans les situations les plus dérisoires.

Les enjeux éthiques et méthodologiques liés à la transparence dans la présentation des données ethnographiques

Emanuel Guay, doctorant en sociologie, UQAM

Des travaux récents en sociologie se sont penchés sur les avantages et les inconvénients liés à la dissimulation des données ethnographiques, cette pratique pouvant aller du changement du nom des informatrices et des informateurs jusqu’à l’invention d’une ville afin de maintenir l’anonymat des résidents et des résidentes dans le terrain étudié (Jerolmack & Murphy 2019 ; Contreras 2019). Cette communication se propose de mettre en lumière les enjeux méthodologiques et éthiques auxquels j’ai fait face dans le cadre de mon projet doctoral, qui consiste en une ethnographie collaborative avec deux organisations dédiées à l’accès au logement pour les ménages à faible revenu dans le quartier de Parc-Extension, soit le Comité d’action de Parc-Extension et Brique par brique.

Les conditions propres à mon terrain, ainsi que mon implication extra-académique sur ce même terrain, rendent pratiquement impossible la dissimulation du quartier et des deux organisations avec lesquelles je collabore. La transparence présente certains avantages (elle permet à d’autres chercheuses et chercheurs de revisiter le terrain, elle évite que l’interprétation des données offerte par la chercheuse ou le chercheur puisse difficilement être remise en question ou nuancée par la communauté scientifique ou les informatrices et informateurs, à défaut d’avoir accès directement aux données elles-mêmes, etc.), mais elle limite aussi la possibilité d’étudier les dynamiques interpersonnelles, et en particulier les conflits, puisque l’exposition de ces mêmes conflits dans nos recherches peut avoir un impact négatif sur les organisations et les communautés étudiées. Une approche axée sur l’analyse des mécanismes sociologiques (Tavory & Timmermans 2018) me permet de limiter les problèmes soulevés par la transparence des données ethnographiques, en dépersonnalisant la manière dont ces dernières sont analysées et présentées dans ma recherche doctorale. Cette communication vise ainsi à mettre en lumière les rapports entre la méthodologie et l’éthique à partir d’un projet de recherche ethnographique.

Le « consentement relationnel » : éthique de la recherche en contexte de consentement partiellement éclairé

Stéphane Handfield, doctorant en sociologie, UQAM

L’inclusion dans la recherche de personnes considérées « vulnérables » (enfants ou jeunes personnes, réfugié·e·s, ou encore personnes ayant une déficience intellectuelle, par exemple) pose des défis de taille dans le processus d’obtention du consentement.

Ces défis amènent plusieurs chercheur·e·s à remettre en question la conception actuellement prévalente du consentement, qui est fondée sur la prémisse que les participant·e·s seraient autonomes, en mesure de comprendre les implications de leur participation, et en position de pouvoir relativement égale avec les chercheur·e·s. À partir d’une conception relationnelle de l’autonomie, on propose une transformation des rôles des chercheur.e.s et des objectifs de recherche afin de répondre aux besoin et vulnérabilités des participant·e·s. Plusieurs mettent ainsi en place des modèles itératifs de consentement afin de favoriser la participation à la recherche de personnes « vulnérables ». Ces modèles s’appuient sur une conception du consentement comme provisoire et négocié, ainsi que sur les principes de reconnaissance des rapports de pouvoir et d’interdépendance, de sensibilité aux besoins d’autrui et de prise de responsabilité dans la réponse à ces besoins, notamment en contribuant à la transformation des rapports sociaux inégalitaires.

En m’appuyant sur cette littérature, je propose de réfléchir à la question de la capacité à consentir à partir d’une conception relationnelle de l’autonomie. J’argumenterai que, face à une impossibilité théorique ou pratique à obtenir un consentement entier de la part d’un·e participant·e, il est possible et désirable de faire de la recherche sur la base de ce que je conçois comme un consentement relationnel. En se fondant sur le bien-être des participant·e·s plutôt que sur leur compréhension nécessairement éclairée du projet, une conception relationnelle du consentement permet la participation de personnes qui, malgré leurs difficultés ou leur peu d’intérêt à en comprendre les implications, retirent des bénéfices de leur implication dans le projet et souhaitent la poursuivre.

L’élicitation linguistique : un cas particulier pour l’éthique de la recherche

Richard Compton, professeur, Département de linguistique

Les protocoles et politiques d’éthique de la recherche sont souvent basés sur des méthodologies de recherche expérimentales ou des approches d’observation qui nécessitent la cueillette d’informations, d’expériences ou d’opinions personnelles. Dans ces paradigmes de recherche, il est impératif de protéger la vie privée des participants, car les données recueillies sont souvent de nature privée. Bien que ces méthodes expérimentales existent aussi en linguistique, de même que l’utilisation de données secondaires, les linguistes utilisent aussi une technique d’élicitation linguistique. Cette technique, utilisée à différents niveaux dans tous les domaines de la linguistique, consiste à demander aux locuteurs d’une langue de fournir des jugements de grammaticalité et de félicité sur l’acceptabilité de mots ou de phrases hypothétiques. Tout en impliquant des participants humains, la nature de cette méthodologie de recherche est particulière dans la mesure où l’objet de la recherche est la grammaire sous-jacente de la langue, et non les caractéristiques particulières des individus qui l’utilisent. À bien des égards, l’interaction entre le chercheur et les participants ressemble davantage à ce que l’on pourrait observer dans un cours de langue, avec un traducteur-interprète ou avec un consultant expert. De plus, contrairement à d’autres types de recherche, il peut exister un impératif moral de conserver indéfiniment les données collectées ou de reconnaitre les participants par leur nom dans les publications, particulièrement dans les recherches auprès des peuples autochtones.

Cet exposé examine les enjeux éthiques particuliers entourant l’élicitation linguistique, explore des propositions d’évaluation du degré de risque et de respect des principes de l’éthique de la recherche avec des êtres humaines dans ce type particulier de recherche et propose un argumentaire pour justifier l’absence de risque pour le participant à ce type d’activité.

Recherche participative et questions éthiques : participer, oui, mais à quel prix?

Jean-François René, professeur, École de travail social, UQAM

En sciences humaines et sociales, comme dans d’autres domaines, l’actuelle conjoncture est propice à une plus grande place des premiers concernés, les sujets d’étude, au sein des dispositifs de recherche. Il y a à la fois une offre et une demande pour une telle participation, au nom de la reconnaissance des savoirs d’expérience, des savoirs dits «communs», ordinaires. La présence des acteurs serait propice à une meilleure compréhension des phénomènes et problèmes étudiés !

Dans le cadre de cette communication, nous voulons réfléchir à certaines questions éthiques que cela soulève, dans un contexte que nous pourrions qualifier d’« injonction» à la participation ». Trois enjeux sont abordés. Un premier enjeu concerne la vulnérabilité des personnes concernées. Dans quelle mesure la demande même de participation au dispositif de recherche interfère-t-elle avec la vulnérabilité de certains des participants ? Ainsi, la participation peut-elle être un poids pour certains sujets, face à leurs pairs, aux autres partenaires, ainsi qu’aux chercheurs ? Ce faisant, cela soulève un second enjeu, lié aux exigences d’être participant: capacité à s’approprier et à discuter de la nature de l’étude; à mettre la main à la pâte durant les phases du processus; à alimenter l’analyse des données, etc. Ce qui nous amène à un troisième enjeu, celui de la représentativité. Est-ce que toutes les personnes concernées par l’étude disposent de la même opportunité de participation ? Compte tenu des exigences, mais aussi des intérêts en présence, les personnes plus disponibles, formées, volontaires, militantes, sont-elles privilégiées ? Comment s’assurer que toutes les voix soient entendues? Au final, c’est toute la question du bien commun en recherche qui est soulevé ici, en regard des intérêts particuliers. Un questionnement qui nous amène à devoir articuler les enjeux éthiques aux enjeux politiques : participer, oui, mais à quel prix ?

L’éthique et la recherche partenariale dans le domaine de la santé

Catherine des Rivières-Pigeon, professeure, Département de sociologie, UQAM
Marcelo Otero, professeur, Département de sociologie, UQAM

La recherche partenariale est une pratique de plus en plus répandue dans les universités québécoises (Fontan et al. 2018). Si ce type de recherche a permis un décloisonnement des savoirs universitaires, elle n’est pas sans poser des enjeux éthiques particuliers (Dumais, 2011), notamment dans le domaine de la santé.  Comme l’indique Dumais (2011, p.13) : « La démarche partenariale pose d’abord un test d’intégrité́ face au trafic d’influence et aux pressions à l’instrumentalisation. Ces pressions indues peuvent venir du chercheur omnipotent ou d’un partenaire puissant ». Au Québec, depuis la fusion administrative des organismes de services en CIUSSS et CISSS, la collaboration entre les chercheur-e-s et les organismes de santé se fait souvent dans un contexte où les universités sont devenues des partenaires obligés de ces très grosses institutions qui deviennent à la fois des lieux incontournables de formation (stages, etc.) et des milieux d’accueil de multiples centres de recherche qui souhaitent travailler en collaboration avec les milieux de pratique en santé. La communication que nous proposons vise à poser un regard critique sur les enjeux éthiques particuliers que peuvent poser ces collaborations CIUSSS-universités à partir d’exemples récents vécus par les auteurs dans le cadre de leurs travaux dans le domaine de la sociologie de la santé. Elle proposera une réflexion quant aux manières dont les chercheur-e-s et les universités peuvent agir pour minimiser les possibles conflits d’intérêt que ce type de recherche peut susciter.  

Le statut du sujet dans l’explication sociologique. Sur la réception de quelques controverses éthiques en ethnographie

Frédéric Parent, professeur, Département de sociologie, UQAM

Cette communication entend interroger la dimension éthique dans les enquêtes ethnographiques en revenant, en première partie, sur quelques controverses en sciences sociales au Canada, aux États-Unis et en France. Je montrerai alors la récurrence d’une explication causale qui définit, explicitement ou non, le statut attribué aux enquêté.es et conséquemment aux sociologues. Je soumettrai alors l’idée que l’éthique dans la recherche est aussi constitutive du moment explicatif comme il est possible de le constater par la réception de ces enquêtes de terrain.

À la suite de cette discussion sur le rapport enquêteur.ice-enquêté.es et de leur statut respectif, je propose, en deuxième partie, des avenues possibles pour réaliser une analyse sociologique en-dehors de la causalité et au plus près d’une sociologie processuelle du vivant. À partir de mes propres enquêtes ethnographiques, je questionnerai notamment le pouvoir du ou de la sociologue sur les enquêté.es, les conditions possibles d’une recherche dite « collaborative » et la question plus spécifique de la co-construction des savoirs. Comment par exemple tenir compte du fait que les enquêté.es n’ont pas attendu l’arrivée du ou de la sociologue pour rendre leur vie significative ou pour la connaitre? Comment alors conjuguer leurs interprétations à celles du ou de la sociologue? Différentes positions apparaissent pour solutionner le « problème » de la symbolicité intrinsèque à la réalité humaine. Le ou la sociologue reconduit les interprétations de sens commun dans une posture illustrative. Les dires des enquêté.es illustrent les théories. Le sociologue est au contraire en rupture avec les interprétations de sens commun et se donne le rôle d’éclairer le sens commun. Il ou elle fabriquera ainsi le contexte « objectif » qui détermine au final la subjectivité des enquêté.es. Je propose de montrer comment faire l’analyse de cette symbolicité en différenciant, et non en hiérarchisant, l’enquêteur.ice des enquêté.es.

Réaliser une recherche auprès de la communauté BDSM montréalaise en adoptant une position d’ allié.e.s : un exemple d’éthique féministe et queer

Gabrielle Petrucci, étudiante, maîtrise en sexologie, UQAM

Quelle posture éthique adopter lors de la réalisation d’un projet de recherche mené avec des communautés marginalisées ? Lors de cette communication, je présenterai la démarche éthique féministe et queer pour laquelle j’ai optée afin de réaliser mon projet de mémoire sur l’expérience du plaisir en position de Domination dans les interactions BDSM consensuelles. Je souhaite démontrer comment il est possible de mener à terme une recherche qui implique des personnes stigmatisées – ici, les membres de la communauté BDSM –, tout en traitant d’un sujet sensible – ici, les dynamiques de pouvoir érotiques et consensuelles –, alors que je ne fais pas partie de cette communauté et que je n’avais jamais mis les pieds dans un donjon auparavant.

Tout d’abord, ma présentation portera sur la démarche éthique qui m’a permis de choisir ma question de recherche en consultant les besoins de la communauté et en faisant une recension critique de la littérature sur le BDSM. Je soulignerai ensuite la pertinence d’adopter une éthique féministe et queer pour étudier la question du plaisir auprès des diversités sexuelles et de genre, tout en démontrant au long de la présentation en quoi cette posture s’est transposée dans toutes les étapes de ma recherche.

Par la suite, je parlerai de l’importance d’impliquer activement des membres de la communauté concernée sur le projet depuis sa création jusqu’à sa clôture; des considérations éthiques pour favoriser la démarche de recrutement de participant.e.s faisant partie d’une sousculture craintive (avec raison), des milieux scientifiques et de la santé et des moyens pour assurer la protection de participant.e.s potentiellement identifiables par d’autres membres de leur communauté tout respectant leurs identifications à différentes identités.

Je terminerai ma communication en insistant sur l’importance de redonner les résultats à la communauté étudiée, afin d’entretenir un esprit de collaboration avec celle-ci et afin d’éviter le plus possible une dynamique de pouvoir inégalitaire entre chercheur.e et participant.e.s de recherche.

Contribution de la recherche féministe qualitative à l’éthique en recherche

Francine Descarries, professeure, Département de sociologie, UQAM, Institut de recherches et d’études féministes
Myriam Gervais, professeure, Université McGill, Institute for Gender, Sexuality, and Feminist Studies
Berthe Lacharité, coordonnatrice de projets, Relais-femmes

Dans le présent exposé, nous ferons état des démarches et des réflexions qui ont mené le Comité de travail sur l’éthique en recherche du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) à proposer aux trois Conseils de recherche du Canada des ajouts au chapitre 10 de l’Énoncé de politique en éthique de la recherche portant sur la recherche qualitative. Considérant que l’uniformisation des modèles de recherche limite le champ conceptuel de l’éthique et impose des exigences inadaptées à certaines pratiques de la recherche qualitative, nous discuterons de l’intérêt d’introduire, dans le cadre de référence existant, des considérations d’ordre éthique qui prennent appui sur les principes et les préceptes

La 3e conférence de la série Les grandes conférences en sciences humaines intitulée « L’Éthique de la recherche en sciences humaines : pratiques et enjeux », est organisée en marge du colloque, le lundi 2 mars, à 17 h 30, à la salle de la reconnaissance (D-R200) du pavillon Athanase-David (D) de l’UQAM (1430, rue Saint-Denis). Conférence ouverte au public.

Faculté des sciences humaines de l’UQAM

Incontournable du domaine des sciences humaines et sociales, la Faculté des sciences humaines de l’UQAM propose des programmes d’études solidement ancrés tant sur le plan théorique qu’empirique. Elle offre un milieu universitaire dynamique, stimulant et inclusif propice à la réalisation de recherches novatrices, à la liberté intellectuelle et à la démocratisation des savoirs.

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